| 21 avril | |  | |
Le mariage à trois,
de Jacques Doillon
Le temps d'un déjeuner à la campagne, un écrivain reçoit les acteurs de sa nouvelle pièce. La présence de sa jeune assistante et celle de son ex-femme, accompagnée de son nouvel amant, déclenche un joyeux ballet de sentiments. Tumultes et fantaisies bien partagés.
Improvisation Jacques Doillon explique que le film a été tourné sans trop tenir compte d'un scénario préalablement établi, de sorte à favoriser l'improvisation des acteurs. Le réalisateur souligne à quel point cette souplesse fut propice au développement de l'intrigue, focalisée sur la rencontre des sentiments des personnages.
Avec : Pascal Grégory, Julie Depardieu, Louis Garrel, Agathe Bonitzer, Louis Do de Lencquesaing
Sortie nationale : 21 avril 2010
Jacques Doillon dans le catalogue de Culturesfrance : Les doigts dans la tête, La puritaine, Le premier venu
En savoir plus www.unifrance.org/film/30734/le-mariage-a-trois
| 21 avril | |  | |
Mammuth,
de Benoît Delépine et Gustave Kervern
Serge Pilardosse vient d'avoir 60 ans. Il travaille depuis l'âge de 16 ans, jamais au chômage, jamais malade. Mais l'heure de la retraite a sonné, et c'est la désillusion : il lui manque des points, certains employeurs ayant oublié de le déclarer ! Poussé par Catherine, sa femme, il enfourche sa vieille moto des années 70, une " Mammut " qui lui vaut son surnom, et part à la recherche de ses bulletins de salaires. Durant son périple, il retrouve son passé et sa quête de documents administratifs devient bientôt accessoire...
Une moto un peu particulière Le titre du film Mammuth fait référence à la Münch Mammuth, une moto allemande créée dans les années 60 par un inventeur allemand qui a décidé de placer un moteur de voiture et de le mettre dans un cadre de moto. Derrière son aspect "obèse", la Münch Mammuth fait partie des motos les plus puissantes du monde. Benoît Delépine confie: "Quand j'étais petit, à la campagne, la moto représentait vraiment pour moi une forme de libération". Un digne film de Groland Mammuth s'inscrit dans la continuité de la filmographie des auteurs de "Groland". En effet, leur dernier film reprend l'aspect "Road Movie" présent dans Aaltra et Avida tandis qu'il utilise le schéma inverse de l'histoire de Louise-Michel. Si Louise-Michel part d'un élément dramatique pour aller vers la comédie, Mammuth fait l'inverse.
Avec : Gérard Depardieu, Yolande Moreau, Isabelle Adjani, Benoît Poelvoorde, Philippe Nahon, Bouli Lanners, Dick Annegarn, Anna Mouglalis, Blutch
Sortie nationale : 21 avril 2010
En savoir plus www.unifrance.org/film/31074/mammuth
| 19 avril | |  | |
Huit fois debout,
de Xabi Molia
Elsa vit de petits boulots et cherche à décrocher un véritable emploi, pour pouvoir obtenir la garde de son fils. Mathieu, son voisin de palier, enchaîne lui aussi les entretiens d’embauche avec un art consommé du ratage. Leur situation est de plus en plus précaire, mais tous deux s’efforcent de rebondir dans un monde qui ne semble pas fait pour eux : « Sept fois à terre, huit fois debout » ?
Un conteur d’histoire Xabi Molia signe avec Huit fois debout son premier long-métrage. Il a déjà trempé sa plume dans l’univers du roman, du théâtre ou du court-métrage. Il n’est donc pas vraiment attaché au cinéma mais cherche plutôt les différents modes d’expressions nécessaires aux histoires qu’il raconte. Chaque histoire prend forme de manière individuelle et particulière et Xabi Molia n’hésite pas à passer d’un support à l’autre autant de fois qu’il est nécessaire: "Certaines de mes histoires ont vraiment besoin de la littérature pour être racontées. Et je sens que d’autres ne pourront pas prendre forme sans le cinéma. Je ne saurais pas, par exemple, écrire un roman dont l’intrigue se déroule en pleine nature, dans un monde sauvage. Les mots me manqueraient, et ça me paraîtrait très fabriqué. Alors que le cinéma, dès qu'il est dans la nature, dans l'errance, me passionne." Diplômé de l’Ecole Normale Supérieure, le réalisateur se définit lui-même comme un "raconteur d’histoire".
La forêt : un monde alternatif ? « Dans mon film, la forêt est un lieu où pourrait s'élaborer une contre-société, un monde alternatif où existe la possibilité de vivre mieux. » Le réalisateur explique la place de la forêt dans son film alors que lui-même pendant le tournage a découvert une sorte de « société alternative » qui vit dans les forêts aux abords de Paris et ne s’en trouve apparemment pas plus mal.
Avec : Julie Gayet, Denis Podalydès, Mathieu Busson, , Kevyn Frachon, Constance Dollé, Christian Erickson, Marc Bodnar,
En savoir plus www.unifrance.org/film/29605/8-fois-debout
| 19 avril | |  | |
Domaine,
de Patric Chiha
Pierre, un adolescent de 17 ans, passe tout son temps avec Nadia, une mathématicienne flamboyante d’une quarantaine d’années. Leur relation est amicale, ambiguë, presque amoureuse. L’anarchie qui règne dans la vie de Nadia fascine ce jeune homme au seuil de l’âge adulte. Mais Nadia est une femme blessée, dépendante de l’alcool. Petit à petit elle s’abandonne. Pierre pense pouvoir l’aider, la retenir…
Premier Long Domaine est le premier long-métrage réalisé par Patric Chiha. Emploi/ Contre-emploi Sans chercher à "employer" ou "contre-employer" Béatrice Dalle, Patric Chiha avoue avoir été surtout fasciné par l'actrice dès leur première rencontre: "La première fois que je l’ai rencontrée, je l’attendais dans un café, elle est entrée et elle s’est placée exactement au milieu, entre deux colonnes, droite comme un i et je savais que c’était déjà le film. J’ai l’impression que Béatrice Dalle raconte quelque chose du temps et pas seulement parce qu’elle est une belle femme de quarante ans. Il y a quelque chose d’elle qui me parle du temps, peut-être justement l’impression qu’elle n’en a pas, pas de passé présent futur. Et je pense qu’elle a très vite compris que c’était cela qui m’intéressait : un flottement violent. C’est contradictoire et c’est ce qui la définit vraiment", explique-t-il.
Avec : : Béatrice Dalle, Isaïe Sultan, , Alain Libolt, Raphaël Bouvet,
Sortie nationale : 14 avril 2010
En savoir plus www.unifrance.org/film/30026/domaine
| 19 avril | |  | |
Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec,
de Luc Besson
En cette année 1912, Adèle Blanc-Sec, jeune journaliste intrépide, est prête à tout pour arriver à ses fins, y compris débarquer en Égypte et se retrouver aux prises avec des momies en tout genre. Au même moment à Paris, c'est la panique ! Un oeuf de ptérodactyle, vieux de 136 millions d'années, a mystérieusement éclos sur une étagère du Jardin des Plantes, et l'oiseau sème la terreur dans le ciel de la capitale. Pas de quoi déstabiliser Adèle Blanc-Sec, dont les aventures révèlent bien d'autres surprises extraordinaires...
Adaptation d'une BD Le film est l'adaptation de la célèbre BD de Jacques Tardi, publiée pour la première fois en 1976 et qui relate les aventures d'une journaliste intrépide dans le Paris de la Belle Epoque. Luc Besson a décidé de mettre en scène deux des neuf albums dans Adèle Blanc-Sec et prévoit de décliner la saga en trois volets:" J’ai écrit une première adaptation en m’efforçant de rester très fidèle à la BD, à l’univers de Jacques Tardi, aux caractéristiques profondes du personnage d’Adèle Blanc-Sec. C’est avec une angoisse non dissimulée que j’ai remis mon script à Tardi ! C’était angoissant dans la mesure où il est un auteur de BD et que je m’étais approprié son personnage en l’adaptant. Et puis j’ai eu beaucoup de chance parce qu’il a lu le script et il m’a dit… : « Voilà c’est super ! ». Il reconnaissait complètement sa BD, complètement son personnage et en même temps il découvrait l’adaptation cinématographique de sa BD et pas une simple transposition de sa BD en images. C’est cela qui l’a vraiment séduit. La seule modification qu’il m’ait demandée est de changer le prénom d’un des personnages."
Avec : : Louise Bourgoin,, Gilles Lellouche, Mathieu Amalric, Jacky Nercessian, Jean-Paul Rouve, Laure de Clermont-Tonnerre,
Sortie nationale : 14 avril 2010
En savoir plus www.unifrance.org/film/30932/les-aventures-extraordinaires-d-adele-blanc-sec
| 14 avril | |  | |
Solutions locales pour un désordre global,
de Colinne Serreau (documentaire)
«Les films d’alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu’il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s’est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives.» Coline Serreau
Trois ans de tournage à travers le monde Caméra au poing, Coline Serreau a parcouru le monde pendant près de trois ans à la rencontre de femmes et d’hommes de terrain, penseurs et économistes, qui expérimentent localement, avec succès, des solutions pour panser les plaies d’une terre trop longtemps maltraitée. Elle a ainsi rencontré Pierre Rabhi, Lydia et Claude Bourguignon, les paysans sans terre du Brésil, Kokopelli en Inde, M. Antoniets en Ukraine... Tour à tour drôles et émouvants, combatifs et inspirés, ils sont ces résistants, ces amoureux de la terre, dont le documentaire de Coline Serreau porte la voix.
Sortie nationale : 7 avril 2010
En savoir plus www.unifrance.org/film/30724/solutions-locales-pour-un-desordre-global
| 14 avril | |  | |
Les arrivants,
de Claudine Bories et Patrice Chagnard (documentaire)
Caroline est jeune, impulsive, colérique. Colette, plus âgée, est compatissante et bordélique. Face à elles, des familles venues du Sri Lanka, de Mongolie, d’Erythrée et d’ailleurs, demander l’asile en France. Chaque jour il en arrive de nouvelles, avec ou sans passeport, avec ou sans bagages, dans des charters ou des camions bâchés… Comment répondre à ce flot débordant de détresses et de besoins ? Le film raconte ce face à face tendu et explosif, émouvant et drôle, où chacun défend son rôle.
Origine du projet Les deux cinéastes souhaitaient éclaircir les spectateurs sur la réalité des étrangers en France, au-delà des préjugés et des clichés de droites et de gauches. Claudine Bories explique : "Ce qui est sûr c'est que les étrangers sont là, et qu'autour de cette présence, il y a beaucoup de passion, mais aussi beaucoup de mensonges, de confusion et d'hypocrisie. Nous sommes partis de ce constat, avec le désir d'y voir un peu plus clair, d'aller voir ce qu'il y a dans le réel, au-delà des fantasmes de compassion ou de rejet. Pour cela, nous avons choisi de nous focaliser sur le droit d'asile. Le droit d'asile et les principes qui sont les siens, donne d'emblée notre point de vue sur le sujet — un point de vue philosophique et éthique, en référence aux valeurs qui nous viennent des philosophes des "Lumières" et de beaucoup plus loin encore. Des valeurs auxquelles nous sommes l'un et l'autre très attachés. Par ailleurs, le droit d'asile, pour se tenir dans une actualité un peu provocatrice, c'est le contraire de l'immigration choisie."
En savoir plus www.unifrance.org/film/29609/les-arrivants
| 14 avril | |  | |
Ensemble nous allons vivre une très très grande histoire d’amour,
de Pascal Thomas
Entre Dorothée et Nicolas c’est le coup de foudre. Ensemble ils vont vivre une très, très grande histoire d’amour… Ils en sont sûrs, certains. Mais la vie s’ingénie toujours à contrarier les meilleures résolutions, le plus parfait des scénarios et rien ne va se passer comme prévu. De malentendus en disputes, de serments en trahisons, de vrais départs en fausses retrouvailles, et inversement, ils vont être entraînés dans le tourbillon d’une comédie aussi tourmentée que leur passion…
Garder le secret... Le réalisateur Pascal Thomas a souhaité garder un peu du mystère entourant le film même pendant la période de promotion. Il explique ainsi sa volonté d'en divulguer le moins possible, au nom du plaisir de découvrir les péripéties: "Ne pas en dire trop, en dire même très peu sur l’histoire, est une politesse que l’on doit au spectateur. Elle s’est malheureusement perdue aujourd’hui dans la frénésie, l’hystérie de la promotion. Je suis étonné de voir combien les gens livrent tout. Je ne parle pas seulement des cinéastes mais aussi des écrivains. Les télévisions, les journaux, en vous absorbant, vous détruisent de l’intérieur. On montre trop d’images des films. On en dit trop. Tout est raconté avant même que le film soit projeté sur les écrans. Le jour de sa sortie, il est complètement usé auprès des éventuels spectateurs. Le système d’exploitation actuel, qui garde les films si peu de temps, participe ensuite à parfaire ce gâchis (...)
Avec : Marina Hands, Julien Doré, Guillaume Gallienne, Laure de Clermont-Tonnerre, Noémie Lvovsky, Hervé Pierre, Bernard Menez, Christian Morin,
Sortie nationale : 7 avril 2010
Pascal Thomas dans le catalogue de Culturesfrance : L’heure zéro, Mon petit doigt m’a dit
En savoir plus www.unifrance.org/film/31068/ensemble-nous-allons-vivre-une-tres-tres-grande-histoire-d-amour
| 7 avril | |  | |
Nénette,
de Nicolas Philibert (documentaire)
Née en 1969 dans les forêts de Bornéo, Nénette vient d’avoir 40 ans. Il est très rare qu’un orang-outan atteigne cet âge-là ! Pensionnaire à la ménagerie du Jardin des Plantes - à Paris - depuis 1972, elle y a aujourd’hui plus d’ancienneté que n’importe quel membre du personnel. Vedette incontestée des lieux, elle voit, chaque jour, des centaines de visiteurs défiler devant sa cage. Naturellement, chacun y va de son petit commentaire…
Origine du film Nicolas Philibert raconte comment est né le projet : "Ce jour-là, j'étais parti me promener à la ménagerie du Jardin des Plantes. Ça faisait des années que je n'y avais pas mis les pieds. En entrant dans la " singerie ", je suis tombé en arrêt devant la cage des orangs-outans. Quelques visiteurs commentaient bruyamment leurs moindres faits et gestes. Du haut de sa mezzanine, Nénette semblait ailleurs, mais en l'observant plus attentivement, je me suis rendu compte qu'en réalité, elle ne perdait pas une miette du spectacle que nous lui offrions, à notre insu... L'idée du film est née à ce moment là."
Sortie nationale : 31 mars 2010
Nicolas Philibert dans le catalogue de Culturesfrance : Etre et avoir, La moindre des chose, Le pays des sourds, Retour en Normandie, Un animal des animaux, La ville Louvre En savoir plus www.unifrance.org/film/31240/nenette
| 7 avril | |  | |
Louise Michel la rebelle,
de Solveig Anspach
Louise Michel est une femme, une révoltée, une communarde. Condamnée pour avoir porté des armes contre les troupes Bismarck puis celles de Versailles, après son incarcération dans la forteresse de Rochefort, Louise est déportée avec des milliers d’autres révolutionnaires sur la lointaine… Nouvelle Calédonie, alors qu’à Paris, infatigable mais isolé, le jeune parlementaire Georges Clemenceau se bat pour arracher l’amnistie des communards. Institutrice, proche de Victor Hugo, Louise va se révéler en déportation une résistante exemplaire. Tous l’admirent. Non seulement elle raffermit le courage de ses camarades de détention, mais encore elle se lie aux habitants de l’île, les Kanaks.
Un épisode méconnu Le film se focalise sur Louise Michel pendant sa déportation et son exil. Il s’agit d’un épisode méconnu de sa vie, cette personnalité emblématique de la pensée anarchiste étant davantage célèbre pour son rôle politique durant la Commune de Paris. C'est en raison de cette approche que le projet a tant séduit Sylvie Testud: "J’avoue que si le film avait porté sur Louise Michel la revendicatrice, je n’aurais sans doute pas accepté. Les idéologies me paraissent souvent complexes à interpréter, et les contestataires jusqu’au-boutistes, ont tendance à m’effrayer. Mais, en déportation, Louise va se révéler une incroyable et courageuse résistante, prenant la tête des autres exilés, veillant sur eux, et, surtout, nouant un lien inédit - invraisemblable pour cette époque ! - avec les kanaks."
Avec : Sylvie Testud, Nathalie Boutefeu, Bernard Blancan, Alexandre Steiger, Augustin Watreng
Sortie nationale : 7 avril 2010
En savoir plus www.unifrance.org/film/31392/louise-michel-la-rebelle
| 23 mars | |  | |
White material,
de Claire Denis
Quelque part en Afrique, dans une région en proie à la guerre civile, Maria refuse d’abandonner sa plantation de café avant la fin de la récolte, malgré la menace qui pèse sur elle et les siens.
De l'écrit à l'écran Co-écrit avec Claire Denis, le scénario de White Material est le premier de la romancière Marie Ndiaye.
Maria vue par Isabelle "Maria cherche à tout prix à sauver sa récolte – le film se passe en très peu de jours. Elle n’a pas choisi de planter du café par intérêt vénal ou par hasard. Le café, c’est la terre. La terre, c’est la sève. La sève, c’est l’appartenance. Et l’appartenance, c’est l’identité, autrement dit ce qui constitue l’individu", explique Isabelle Huppert à propos de son personnage. "Elle ressent l’exil, qui la menace, comme une immense douleur. Les centaines de milliers de gens déplacés vivent tous une tragédie qui leur est propre. Maria incarne tout ça : la folie, le désespoir, le refus de perdre ce avec quoi elle a grandi…"
Avec : Isabelle Huppert, Christophe Lambert, Nicolas Duvauchelle, Isaach de Bankolé, Michel subor, William Nadylam, Adèle Ado
Sortie nationale : 24 mars 2010
En savoir plus www.unifrance.org/film/28428/white-material
| 24 février | |  | |
Le refuge,
de François Ozon
Mousse et Louis sont jeunes, beaux et riches, ils s’aiment. Mais la drogue a envahi toute leur vie. Un jour, c’est l’overdose et Louis meurt. Mousse survit, mais elle apprend qu’elle est enceinte. Perdue, elle s’enfuit dans une maison loin de Paris. Quelques mois plus tard, le frère de Louis la rejoint dans son refuge.
Carré ronde "Il y a un côté documentaire sur Isabelle ", reconnait François Ozon, qui a posé beaucoup de questions à la comédienne sur son état de femme enceinte, pour nourrir le personnage. "Pendant la préparation, Isabelle faisait très bien la différence entre elle et le personnage de Mousse. Elle n'avait peur de rien, ni des dialogues ni des situations. Mais quand on a commencé à tourner, c'est devenu plus difficile", précise le réalisateur, qui explique : "Elle se retrouvait à jouer des choses qui allaient à l'encontre de son état personnel. Par exemple, sur le tournage elle n'arrêtait pas de communiquer avec son bébé, en touchant son ventre ou en lui parlant, alors que dans le film Mousse ne s'en préoccupe pas, elle est enceinte par accident, et le garde juste pour conserver un lien avec l'homme disparu qu'elle aimait (...)
La peur au ventre Isabelle Carré a hésité avant de dire oui à François Ozon. Au moment d'accepter, elle a posé une seule condition : tourner sur son lieu de vacances, le Pays basque... Elle revient sur ses doutes : "En réalité, une seule chose m'inquiétait réellement par rapport au sujet : "qu'est-ce que mon enfant pensera quand il verra le film ?" Je ne voulais pas qu'il se sente utilisé (...) Est-ce que dès qu'on a des enfants, on ne doit tourner que des scènes à la Walt Disney ?! Finalement, je me suis dit que c'était mon métier, que mon enfant grandirait, qu'il aurait le temps de comprendre, de s'habituer à avoir une maman comédienne(…)
Avec : Isabelle Carré, Louis-Ronan Choisy, Pierre Louis-Calixte, Melvil Poupaud, Claire Vernet, Jean-Pierre Andréani, Marie Rivière,
Sortie nationale : 27 janvier 2010
En savoir plus www.unifrance.org/film/30482/le-refuge
| 10 février | |  | |
Le temps des Grâces,
de Dominique Marchais (documentaire)
Une enquête documentaire sur le monde agricole français aujourd'hui à travers de nombreux récits : agriculteurs, chercheurs, agronomes, écrivains... Un monde qui parvient à résister aux bouleversements qui le frappent - économiques, scientifiques, sociaux - et qui, bon gré mal gré, continue d'entretenir les liens entre générations. Un monde au centre d'interrogations majeures sur l'avenir.
Origine du projet Le désir du cinéaste de faire un film qui questionnerait notre attachement à l'agriculture est né d'un incident dont Dominique Marchais a été témoins en 2004. Il se trouvait dans une ferme en Auvergne lorsqu'il vit un éleveur sortir ses vaches. Mais après la chute d'un premier animal, le cinéaste remarqua qu'aucun des bestiaux ne tenait debout. Et lorsqu'on interrogea l'éleveur sur l'état de ses vaches il répondit "Rien, tout va bien !". C'est moins la chute des vaches que la dénégation de l'éleveur qui marqua le réalisateur, parce qu'elle révélait de douleur rentrée, de gène. Un sujet proche du cinéaste Dominique Marchais est issu d'une famille d'agriculteurs et bien qu'il n'ait jamais envisagé d'en faire son métier, il reste très concerné par les préoccupations du monde agricole. Ce qui explique entre autres sa motivation pour faire ce film.
Sortie nationale : 10 février 2010
En savoir plus www.unifrance.org/film/29753/le-temps-des-graces
| 3 février | |  | |
Une exécution ordinaire, de Marc Dugain
L’automne 1952.
Une jeune médecin urologue et magnétiseuse qui pratique dans un hôpital de la banlieue de Moscou cherche désespérément à tomber enceinte de son mari, un physicien désabusé qui ne survit que grâce à l’amour qui le lie à sa femme. Cette dernière est à son grand effroi appelée secrètement à soigner Staline, malade, et qui vient de se débarrasser de son médecin personnel. Le dictateur s’insinue dans le couple et installe avec la jeune femme une relation où se mêlent confidences et manipulation. Tour à tour amical et pervers, le monstre livre son art de la terreur comme on ne l’a jamais vu.
Une auto-adaptation L'écrivain Marc Dugain passe pour la première fois derrière la caméra pour l'adaptation de son propre livre Une exécution ordinaire. Cependant, il s'agit uniquement de la première partie de son livre. Comme il l'explique, "le sujet du film ramène aux questions fondamentales que je me pose : qu'est-ce qui fait un dictateur ? »
André Dussollier dans la peau de Staline Pour Marc Dugain, le choix de l'acteur devant incarner Staline était dès le début une évidence: "J'ai pris des portraits de Staline, j'ai étudié sa morphologie, son regard. Et soudain, c'est devenu une évidence: "Staline, c'est André Dussollier. Il a la structure du visage de Staline et c'est un immense acteur !" L'acteur rajoute: "J'ai répondu : "Vous êtes tombés sur la tête, quelle idée, je ne ressemble en rien à Staline !". Et en même temps, quelque chose en moi disait : "Ce serait un sacré défi tout de même !". Avec : André Dussollier, Marina Hands, Édouard Baer, Denis Podalydès, Tom Novembre
Sortie nationale : 3 février 2010
En savoir plus www.unifrance.org/film/30471/une-execution-ordinaire
| 11 novembre 2009 | |  | |
Les herbes folles,
d'Alain Resnais
Marguerite n’avait pas prévu qu’on lui volerait son sac à la sortie du magasin. Encore moins que le voleur jetterait le contenu dans un parking. Quant à Georges, s’il avait pu se douter, il ne se serait pas baissé pour le ramasser.
Grain de folie Le cinéaste explique pourquoi il a choisi le titre Les Herbes folles : "Cela me semblait correspondre à ces personnages qui suivent des pulsions totalement déraisonnables, comme ces graines qui profitent d'une fente dans l'asphalte en ville ou dans un mur de pierre à la campagne pour pousser là où on ne les attend pas." Un "incident"... sans précédent Les Herbes folles est inspiré du roman L'Incident de Christian Gailly, publié aux Editions de Minuit en 1996. Si Alain Resnais a souvent travaillé étroitement avec de grand romanciers, comme Marguerite Duras (Hiroshima mon amour) ou Alain Robbe-Grillet (L'Année dernière à Marienbad), c'est en fait la toute première fois qu'il porte à l'écran un roman déjà existant. Précisons qu'au départ, le film avait également pour titre L'Incident.
Avec : André Dussollier, Sabine Azéma, Anne Consigny, Emmanuelle Devos, Mathieu Amalric, Michel Vuillermoz, Edouard Baer…
Sortie nationale : 4 novembre 2009
Alain Resnais dans la catalogue de Culturesfrance : cycle « Alain Resnais, de Guernica à Cœurs » - copies 35 mm et coffret DVD
En savoir plus www.unifrance.org/film/29273/les-herbes-folles
| 23 octobre 2009 | |  | |
Rachel,
de Simone Bitton (documentaire)
Elle s’appelait Rachel Corrie. Elle avait 23 ans. Elle est arrivée en Palestine croyant que sa nationalité américaine suffirait à faire d’elle un bouclier humain efficace pour sauver des vies, des oliviers, des puits et des maisons. Mais Rachel est écrasée par un bulldozer le 16 mars 2003 dans la bande de Gaza. Comme beaucoup de jeunes gens, elle tenait un journal de voyage sous forme de e-mails qu’elle envoyait à sa famille et à ses amis aux Etats-Unis… Au rythme des mots de la jeune pacifiste, Rachel enquête sur cette mort en donnant la parole à toutes les parties impliquées, juxtapose des versions contradictoires du même évènement, observe les lieux du drame et dévoile de nombreux documents inédits.
Un travail d'enquête de longue haleine Ce travail d'enquête a duré environ trois ans et a représenté pour la réalisatrice de nombreux allers-retours entre les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël. Simone Bitton a notamment dû se montrer très opiniâtre avec les services de presse de l'armée israélienne. "Ces militaires sont serviables et efficaces, lorsque vous vous intéressez à quelque chose dont ils veulent parler, mais lorsque vous arrivez avec un sujet qui leur déplaît ils sont très forts pour vous mettre des bâtons dans les roues, confie la cinéaste. Je les ai tellement harcelés que finalement, pour se débarrasser de moi, ils m'ont accordé trente minutes d'entretien avec le Major Avital Leibovitch, qui est la propagandiste en chef de l'armée israélienne pour la presse étrangère."
Sortie nationale : 21 octobre 2009
Simone Bitton dans le catalogue de Culturesfrance : Solange Giraud, née tache : 39',1980 Mahmoud Darwich et la terre comme langue (Un siècle d'écrivains) 48', 1997 L'attentat : 59' , 1998 Mur : 100', 2004
En savoir plus www.unifrance.org/film/28423/rachel
| 7 octobre 2009 | |  | |
La Danse,
de Frederick Wiseman (documentaire)
Frederick Wiseman, pionnier du cinéma documentaire, a installé sa caméra durant neuf semaines au coeur du ballet de l’Opéra de Paris. Des ateliers de couture aux représentations publiques où brillent les étoiles, La Danse nous entraîne dans les coulisses de la prestigieuse institution et nous montre le travail de tous ceux qui donnent corps au quotidien à des spectacles d’exception.
Corps de ballet Frederick Wiseman confie qu'il a eu envie de faire ce film pour "comprendre ce que la danse représente", et en savoir plus sur cette "relation entre le corps et le cerveau". Il ajoute : "Tous les gestes des danseurs sont du travail, de l'entraînement dès l'âge de 6 ou 7 ans, pour manipuler le corps et arriver à ces choses si belles. Et puis, lorsqu'ils sont plus âgés, ils ont souvent des maladies très liées à leur carrière. Dans un certain sens, c'est une lutte contre la mort, parce que c'est quelque chose de très artificiel. Et on sait que ça ne dure pas, parce que le spectacle est transitoire, mais également le corps. Et c'est un privilège de regarder les gens qui se sont consacrés à cette vie, et ne peuvent pas gagner cette bataille contre l'usure et la mort, ou alors pour très peu de temps. Cela m'intéresse beaucoup : la danse est si évanescente... "
Qui mène la danse ? Frederick Wiseman qui s'est fait connaître en brossant le portrait des grandes institutions américaines, s'était intéressé dans un précédent film à une autre fameuse institution culturelle, la Comédie-Française. Comparant les deux "maisons", il note : "A la Comédie-Française, on partage le pouvoir. Il y a beaucoup de clans, et ils sont souvent en guerre les uns avec les autres. Ici, l'administratrice a tous les pouvoirs. Elle n'est pas dictatrice, mais c'est elle qui prend les décisions."
Sortie nationale : 7 octobre 2009
En savoir plus www.unifrance.org/film/29261/la-danse-le-ballet-de-l-opera-de-paris
| 7 octobre 2009 | |  | |
La République Marseille,
de Denis Gheerbrant (documentaire)
La république Marseille nous emmène à travers sept univers qui composent une ville comme une république, celle des dockers, des militants ouvriers, des femmes d'une cité jardin ou des habitants d'une énorme cité ghetto et, dans ses replis, à la rencontre de tout un peuple, ancien junkie, boxeur ou toutes jeunes filles devant la vie. La République, une grande artère du centre ville. Face à une violente opération immobilière, toutes ces histoires viennent se rejouer.
Le choix du décor Le cinéaste Denis Gheerbrant est très lié avec Marseille. En 1980, il s'est occupé de l'image du film L'Heure exquise de René Allio, l'occasion pour lui de développer sons sens de l'observation. Pour le cinéaste c'est donc d'abord " une histoire de filiation cinématographique, même si Marseille n'est pas absente de ma propre généalogie. Plus tard, j'y ai tourné régulièrement, avec Alain Bergala, entre autres. Marseille : ville imaginaire Denis Gheerbrant a une vision quasi magique de la ville : " Marseille travaillait en moi comme un pays imaginaire, un monde peuplé de récits, le lieu d'une parole ouverte, où l'on pouvait avancer l'hypoyhèse que l'autre soit considéré comme une richesse avant que de représenter une menace. " La République Marseille est en fait composé de sept films (courts, moyens et long métrages) pour une projection de six heures : La totalité du monde (14 min), Les Quais (46 min), L'Harmonie (53 min), Les femmes de la cité Saint-Louis (53 min), Le centre des Rosiers (64 min), Marseille dans ses replis (45 min), et La république (85 min).
Sortie nationale : 7 octobre 2009
En savoir plus www.unifrance.org/film/30499/la-republique-marseille
| 30 septembre 2009 | |  | |
Au voleur,
de Sarah Leonor
Isabelle enseigne, Bruno cambriole. Ensemble, ils commencent à croire qu'ils pourraient être heureux. Le jour où l’étau policier se resserre, il l’entraîne dans sa fuite. Au coeur de la forêt, ils se cachent et s’aiment, hors du temps, dans une tentative ultime de tenir éloignée la violence du monde.
Depardieu, bandit lumineux Au voleur est l'avant-dernier film à voir sur les écrans de Guillaume Depardieu. L'acteur est décédé un an avant la sortie du film en salles, en octobre 2008. Sa toute dernière apparition se fera dans « L'Enfance d'Icare ». La réalisatrice évoque son acteur principal : A Guillaume, j'avais demandé de se laisser aller à la lumière, à la forêt, de s'abandonner. Les discussions avec lui ressemblaient parfois à des matches de boxe, mais nous avions passé un pacte de confiance mutuelle. Ça nous a fait du bien à tous les deux. Guillaume était tout en paradoxes, lent dans sa vitesse, diabolique et tendre, chaotique et précis."
Premier larcin Au voleur est le premier long-métrage de Sarah Leonor , qui a réalisée ses autres films sous le nom de Sarah Petit. C'est donc Sarah Petit qui apparait au générique des moyens métrages L'Arpenteur, Le Lac et la rivière et du court métrage Les Limbes, mais il s'agit d'une seule et même personne.
Avec : Guillaume Depardieu, Florence Loiret-Caille, Jacques Nolot,
Sortie nationale : 30 septembre 2009
En savoir plus www.unifrance.org/film/29643/au-voleur
| 30 septembre 2009 | |  | |
La Vida Loca,
de Christian Poveda (documentaire)
On les appelle les Maras. Construits sur le modèle des gangs de Los Angeles, ces groupes de jeunes sèment la terreur dans toute l'Amérique Centrale. Plongée dans les banlieues de San Salvador dans le quotidien des membres d'une armée invisible. Nouveau fléau mondial qui détruit par la violence aveugle les principes démocratiques et condamne à mort une jeunesse privée de tout espoir d'avenir.
Pour s'infiltrer dans la vie des Maras, le réalisateur a pris contact avec des " anciens pandilleros membres des gangs qui travaillent à la réhabilitation de leurs ex-compagnons d'arme. Deux d'entre eux sont des personnages du film ". Une fois sa présence admise au sein du gang, Christian Poveda n'a pas bénéficié de protection spéciale. Il avait seulement l'autorisation de la police pour travailler avec elle dans le secteur, mais aussi et surtout, l'aval des plus hautes instances du gang. Le danger était donc permanent. Une fin tragique Mercredi 2 septembre 2009, le réalisateur Christian Poveda est retrouvé mort au Salvador, tué par balles. Âgé de 54 ans, le cinéaste était en train de tourner un autre documentaire dans une banlieue contrôlée par les gangs. La Vida Loca était son premier documentaire a être diffusé en salles.
Sortie nationale : 30 septembre 2009
En savoir plus www.unifrance.org/film/28712/la-vida-loca
| 28 septembre 2009 | |  | |
London river,
de Rachid Bouchareb
Juillet 2005, un attentat terroriste frappe Londres. Ousmane vit en France, Elisabeth Sommers à Guernesey. Tous deux vont partir sur les traces de leurs enfants respectifs, étudiants à Londres, dont ils n’ont plus de nouvelles. Tout les oppose mais l’espoir de retrouver leurs enfants les rapprochera et changera à jamais leur vie.
Triste endroit pour une rencontre Le cinéaste précise ses intentions : "Mon film est moins sur les attentats mêmes que sur la rencontre qu'ils engendrent entre ces deux personnages. C'est ça qui est important pour moi, que ces deux personnes qui se rencontrent soient unies par le même problème, leur désir de retrouver leurs enfants respectifs. Et l'histoire se concentre sur ces deux personnes, un homme et une femme, ayant chacune un passé très différent mais qui ont les mêmes peurs, les mêmes angoisses. Il fallait une crise pour les réunir, et cette crise aurait pu être autre chose comme les attentats du 11 septembre, par exemple. « London rivrer » est d'abord un drame humain, sur la manière dont les gens réagissent à de tels événements, comment ils se trouvent dans un même endroit et se forgent leur relation."
Avec : Sotigui Kouyaté, Brenda Blethyn, Roschdy Zem, Sami Bouajila, Bernard Blancan
Festival international du film de Berlin - 2009 : - Ours d’argent du meilleur acteur : Sotigui Kouyaté
Sortie nationale : 23 septembre 2009
En savoir plus www.unifrance.org/film/30021/london-river
| 22 septembre 2009 | |  | |
Violent days,
de Lucile Chaufour
En France, à Paris et au Havre, des rockers continuent de rêver à un pays qui n'existe pas: l'Amérique.
Rock et références Violent days mêle documentaire et fiction, pour rendre hommage au rockabilly, mais aussi de manière plus générale au cinéma qu'apprécie la réalisatrice, à travers les séquences de fiction. Ses personnages sont "devenus dans la "vraie vie" des faux héros de cinéma". Dans le film, on peut donc retrouver un plan hommage à Psychose, un plan hommage au film La Nuit ainsi qu'une référence à Meurtre d'un bookmaker chinois, un emprunt aux Désaxés et une séquence inspirée de Stromboli, l'un des chefs-d'oeuvres de Roberto Rossellini.
Avec : Serena Lunn, Frédéric Beltran, Franck Musard, François Mayet
Sortie nationale : 16 septembre 2009
En savoir plus www.unifrance.org/film/26074/violent-days
| 16 septembre 2009 | |  | |
L’armée du crime,
de Robert Guédiguian
Dans Paris occupé par les allemands, l’ouvrier poète Missak Manouchian prend la tête d’un groupe de très jeunes juifs, Hongrois, Polonais, Roumains, Espagnols, Italiens, Arméniens, déterminés à combattre pour libérer la France qu’ils aiment, celle des Droits de l’Homme. Dans la clandestinité, au péril de leur vie, ils deviennent des héros. Vingt-deux hommes et une femme seront condamnés à mort en février 1944. Dans une ultime opération de propagande, ils seront présentés comme une Armée du crime, leurs visages en médaillon sur un fond rouge placardés sur les murs de toutes les villes du pays. Ces immigrés, morts pour la France, entrent dans la légende.
Ensemble, c'est tout Robert Guédiguian revient sur les liens entre "l'Affiche rouge" et ses préoccupations d'aujourd'hui : "En fait, mon interrogation est liée au trouble dans lequel je suis par rapport à "l'hypothèse communiste", comme dit Alain Badiou. Le fait que cette hypothèse ne puisse se mettre en oeuvre dans un avenir relativement proche me gêne dans ma vie de tous les jours. Alors que j'avais un rapport très concret avec cette idée, celle-ci semble dans notre époque de plus en plus abstraite. Je crois néanmoins important de montrer aujourd'hui cet internationalisme. Ces juifs, Arméniens, Hongrois, Roumains, Polonais, Italiens et Espagnols qui se battent pour la même cause demeurent un exemple dans notre monde actuel d'inégalités criantes, de replis communautaires et religieux."
Avec : Simon Abkarian, Virginie Ledoyen, Grégoire Leprince-Ringuet, Robinson Stévenin, Lola Naymark, Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin,
Sortie nationale : 16 septembre 2009
Robert Guédiguian dans le catalogue de Culturesfrance : Marie-Jo et ses deux amours (35 mm)
En savoir plus www.unifrance.org/film/29426/l-armee-du-crime
| 16 septembre 2009 | |  | |
Rien de personnel,
de Mathias Gokalp
La société Muller organise une réception à l'occasion du lancement d'un nouveau produit. Au cours de la soirée, on découvre qu'il s'agit en réalité d’un exercice de coaching pour les cadres de l'entreprise. Progressivement, les rumeurs sur le rachat prochain de la société vont bon train et chacun se retrouve à tenter de sauver sa place.
Sa petite entreprise Pour parler de la vie en entreprise, domaine qui n'est pas sa spécialité, Mathias Gokalp n'a rien voulu laisser au hasard et s'est beaucoup documenté. D'abord de manière littéraire. Il s'est notamment appuyé sur La misère du monde de Pierre Bourdieu, Les carnets d'un inspecteur du travail de Gérard Filoche, et le film La Voix de son maitre de Nicolas Philibert et Gérard Mordillat. Puis au moyen de rencontres, avec des représentants syndicaux, des consultants chargés de restructuration, à qui il posait des questions et faisait lire le scénario en préparation.
Avec : Jean-Pierre Darroussin, Denis Podalydès, Mélanie Doutey, Pascal Greggory, Bouli Lanners, Zabou Breitman, Frédéric Bonpart,
Sortie nationale : 16 septembre 2009
En savoir plus www.unifrance.org/film/29963/rien-de-personnel
| 9 septembre 2009 | |  | |
36 vues du Pic saint-Loup,
de Jacques Rivette
À la veille de la tournée d’été, le propriétaire et fondateur d’un petit cirque décède brutalement. La troupe pour essayer de sauver la saison décide de faire appel à sa fille aînée Kate. Bien que cette dernière ait quitté le cirque depuis une quinzaine d’années, elle accepte à la surprise générale de mettre entre parenthèse ses activités actuelles et de les rejoindre. Le hasard met sur sa route un italien – Vittorio. Celui-ci, intrigué par la personnalité de Kate et passionné par la vie du cirque décide de les suivre un temps. Peu à peu il va s’insérer dans la vie de la troupe, au point de franchir le pas et d’entrer dans le spectacle. Mais surtout il va s’efforcer de percer le secret de Kate : pourquoi a-t-elle quitté le cirque autrefois, pourquoi a-t-elle accepté de revenir… A la fin de la tournée chacun reprendra sa route. Mais quelle route ?
Scène d'amour Jacques Rivette s'intéresse pour la première fois à l'univers du cirque, mais le monde de la scène, et plus particulièrement le théâtre, a toujours été au coeur de son cinéma. Il en est question dès son premier long métrage, Paris nous appartient puis dans plusieurs oeuvres marquantes telles L'Amour fou, L'Amour par terre, La Bande des quatre ou Va savoir.
Saint-Loup y es-tu ? Le pic Saint-Loup est une montagne du Languedoc, d'environ 650 mètres, située dans le département de l'Hérault. Le film a été tourné dans cette région, mais aussi, pour quelques scènes, dans les légendaires studios italiens de Cinecitta.
Avec : Janne Birkin, Jacques Bonaffé, Sergio Castellitto, Julie-Marie Parmentier, André Marcon,
36 vues du Pic Saint-Loup est présenté en Sélection officielle, en compétition, à la 66e Mostra de Venise, en 2009.
Sortie nationale : 9 septembre 2009
En savoir plus www.unifrance.org/film/29640/36-vues-du-pic-saint-loup
| 7 septembre 2009 | |  | |
Non ma fille tu n’iras pas danser,
de Christophe Honoré
Depuis qu'elle s'est séparée de Nigel, Léna traverse la vie comme elle peut avec ses deux enfants. Elle triomphe avec vaillance des obstacles semés sur leur route. Mais il lui reste à affronter le pire : l'implacable bonté de sa famille qui a décidé de faire son bonheur.
Chère Chiara... A l'origine du film, il y a d'abord l'envie de Christophe Honoré de retravailler avec Chiara Mastroianni, qui tenait un second rôle dans Les Chansons d'amour. "J'ai eu dès lors la révélation d'une entente entre nous sur le jeu", explique-t-il. "J'avais déjà éprouvé ce sentiment une fois, lors de ma rencontre avec Louis Garrel, cette impression d'avoir trouvé quelqu'un de l'ordre du double, un porte parole. Tout de suite après Les Chansons d'amour, j'avais dit à Chiara : " Nous ferons un autre film ensemble, je ne sais pas quoi, je ne sais pas quand puisque je dois tourner La belle personne avant." Et il ajoute : "Sa prise de responsabilité d'actrice a été si forte qu'à un moment elle m'intimidait presque. Je sentais que pour elle, c'était important, qu'elle pensait, tiens pour une fois on m'offre un scénario où j'ai tout l'espace pour exister (...) Pour moi Chiara Mastroianni n'a pas été seulement une actrice essentielle, elle a été une partenaire idéale. J'espère que le film lui rendra ce qu'elle lui a donné."
Avec : Chiara Mastroianni, Marie-Christine Barrault, Marina Foïs, Jean-Marc Barr, Marcial Di Fonzo Bo, Louis Garrel
Sortie nationale : 2 septembre 2009
Christophe Honoré dans le catalogue de Culturesfrance : 17 fois Cécile Cassard et Les chansons d’amour
En savoir plus www.unifrance.org/film/29846/non-ma-fille-tu-n-iras-pas-danser
| 2 septembre 2009 | |  | |
Les derniers jours du monde,
de Jean-Marie et Arnaud Larrieu
Alors que s'annonce la fin du monde, Robinson Laborde se remet peu à peu de l'échec d'une aventure sentimentale pour laquelle il s'était décidé à quitter sa femme. Malgré l'imminence du désastre, et peut-être pour mieux y faire face, il s’élance dans une véritable odyssée amoureuse qui l’entraîne sur les routes de France et d’Espagne.
Apocalypse now Arnaud Larrieu précise ses intentions : "On est parti de la fameuse idée selon laquelle on voit défiler sa vie avant de mourir... C'est à la fois Robinson qui revisite son passé, mais aussi les lieux qui redeviennent primitifs, d'où l'allusion aux grottes préhistoriques qui servent à nouveau d'abris. Les " dernières fois " rejoignent les " premières fois ". Les derniers survivants, Robinson et Laetitia, meurent nus tels Adam et Eve (...) "L'état de fin du monde exacerbe un sentiment romanesque. Confrontés à la catastrophe, les personnages se posent des questions nouvelles. Que faire ? Avec qui ? Pourquoi ? Tout à coup, un destin surgit, de vieux désirs enfouis. Certains, qui ont donné un sens à leur vie, veulent la prendre en main jusqu'au bout, parfois par le suicide. L'apocalypse transforme les êtres et les corps."
Avec : Mathieu Amalric, Catherine Frot, Karin Viard, Sergi Lopez, Clotilde Hesme,
Les frères Larrieu dans le catalogue de Culturesfrance : Un homme un vrai (copies 35 mm)
Sortie nationale : 19 août
En savoir plus www.unifrance.org/film/29864/les-derniers-jours-du-monde
| 26 août 2009 | |  | |
Un prophète,
de Jacques Audiard
Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena, ne sait ni lire, ni écrire. À son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 19 ans. D'emblée, il tombe sous la coupe d'un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des " missions ", il s'endurcit et gagne la confiance des Corses. Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau...
Ce qui intéressait Jacques Audiard et son co-scénariste Thomas Bidegain dans le scénario d'Abdel Raouf Dafri et Nicolas Peufaillit, "c'était la proposition d'un film de genre contemporain, dans un décor peu ou pas traité, la prison, et emmené par un héros vraiment nouveau dans le cinéma. Nous voulions fabriquer des héros à partir de figures que l'on ne connaît pas, qui n'ont pas de représentation iconique au cinéma, comme les Arabes par exemple. En France, le cinéma a tendance à les mettre en scène uniquement dans des représentations naturalistes et sociologiques. Or, nous voulions faire un pur film de genre, un peu à la manière du western qui a mis en lumière des visages que l'on ne connaissait pas et qui les a transformés en héros."
Avec : Tahar Rahim, Niels Arestrup, Adel Bencherif, Reda Kateb, Hichem Yacoubi, Jean-Philippe Ricci,
Un prophète a remporté le Grand Prix du 62ème Festival de Cannes dont le Jury était présidé par Isabelle Huppert.
Sortie nationale : 26 août
En savoir plus www.unifrance.org/film/29603/un-prophete
| 12 août 2009 | |  | |
Le roi de l’évasion,
d'Alain Guiraudie
Armand Lacourtade, 43 ans, vendeur de matériel agricole, ne supporte plus sa vie d’homosexuel célibataire. Quand il rencontre Curly, une adolescente qui n’a pas froid aux yeux, il vire de bord. Pourchassés par tous, ils bravent tous les dangers pour vivre cet amour interdit. Ils finissent par créer un drôle de couple. Mais est-ce vraiment de ça dont Armand avait rêvé ?
Désordre des désirs Avec cette histoire d'amour peu banale, le réalisateur poursuit sa chasse aux conformismes. "Le film est contre l'idée que chacun est à sa place et doit y rester", souligne Alain Guiraudie. "Donc contre l'ordre établi. On a déjà vu le personnage de l'hétérosexuel qui un jour se lâche et goûte à l'homosexualité... Je me suis demandé ce que ça donnerait si on faisait l'inverse. Et avec un écart d'âge conséquent entre les deux protagonistes. Du coup, on a affaire à deux héros atypiques : un homosexuel d'une quarantaine d'année, en crise, et une jeune fille passionnée qui lui court après. On est dans la situation extrême d'un couple qui vit un amour interdit (...) Sauf que le héros est largué et qu'il ne sait pas vraiment ce qu'il veut, ce qui donne lieu à des situations très drôles dans son rapport au monde et à l'autre."
Avec : Ludovic Berthillot, Hafsia Herzi, Pierre Laur, Luc Palun, Pascal Aubert, François Clavier, Bruno Valayer, Jean Toscan
Sortie nationale : 15 juillet
En savoir plus www.unifrance.org/film/29732/le-roi-de-l-evasion
| 8 août 2009 | |  | |
Adieu Gary,
de Nassim Amaouche
Au milieu de nulle part, une cité ouvrière vidée de sa population depuis quelques années déjà. Pourtant, certains habitant sont décidé d’y rester, plus par choix que par nécessité, parce que c ’est là qu’ils sont nés et qu’ils ont grandi . Parmi eux il y a Francis, l'ouvrier consciencieux qui continue d'entretenir la machine sur laquelle il a travaillé toute sa vie ; Samir, sa fils, qui revient dans la quartier après une longue absence ; mais aussi Maria, la voisine, vivant seule avec son fils José qui veut croire que son père est Gary Cooper. Il va donc l'attendre tous les jours dans la ruelle de ce noman's land contemporain, qui ressemble à s'y méprendre à un décor de western...
Nouveau western Le réalisateur explique comment il a choisi la cité ouvrière, élément essentiel du film : "Adieu Gary parle de la fin d'une certaine époque ouvrière... et du début d'une autre, d'une transformation. Le décor du film devait en être ce double reflet sans surligner mon propos. Plus simplement, je cherchais un lieu cinématographique. Mes producteurs et moi savions que cela n'allait pas être des repérages faciles et ils m'ont permis de les débuter très tôt. J'ai longtemps cherché et fini par trouver la Cité Blanche du Teil, en Ardèche, une cité ouvrière construite par le groupe Lafarge au début du siècle, qui a compté jusqu'à 1200 habitants et n'en abrite plus que 4 aujourd'hui. Elle porte tous les stigmates d'une époque révolue en étant toutefois encore habitée. Sa rue principale qu'on jurerait sortie d'un décor de western a fini de me convaincre totalement. Je n'avais quasiment rien à réécrire, à peine à adapter. C'était là-bas et pas ailleurs qu'il fallait tourner."
Semaine Internationale de la Critique - Cannes - 2009 : Grand prix
Avec : Jean-Pierre Bacri, Dominique Reymond, Yasmine Belmadi, Mhamed Arezki, Sabrina Ouazani, Alexandre Bonnin, Bernard Blancan, Frédéric Hulné, Adbelhalfi Metalsi
Sortie nationale : 22 juillet 2009
En savoir plus www.unifrance.org/film/29705/adieu-gary
| 29 juillet 2009 | |  | |
Simon Konianski, de Micha Wald
Dans la famille Konianski : Il y a Simon, 35 ans, éternel adolescent, fraîchement quitté par la femme de sa vie, une danseuse goy. Il y a Ernest, son père, contraint de l’héberger provisoirement, qui lui rend très vite la vie insupportable. Il y a Hadrien, le fils de Simon, un petit garçon passionné par les terribles souvenirs de son grand-père, ancien déporté. Mais il y a aussi Maurice, le vieil oncle paranoïaque, et Tante Mala qui n’a pas sa langue dans sa poche. Lorsqu’Ernest disparaît, tout ce petit monde s’embarque pour une expédition qui ne manquera pas de piquant.
Côté costumes Le réalisateur Micha Wald a travaillé avec Nadia Chmilewsky, la même costumière que pour Voleurs de chevaux. "Le point de départ des survêtements vient des vielles Juives de Miami en rose ou en pêche et des grand-mères avec des énormes casquettes de golf qui vont prendre leur brunch dans le quartier juif de Los Angeles, explique le cinéaste. Je trouvais ça drôle : on a le jogging Baghdad de Simon et le jogging Miami de Tante Mala. Une amie de ma mère a un style encore plus excessif que celui de tante Mala : son rouge à lèvres dépasse jusqu'aux narines ! Elle a une espèce de coiffure noire qui tient avec des tonnes de laque, même quand elle bouge. Elle est couverte de bijoux fantaisie, parce que les vrais sont dans un coffre fort, elle porte donc des breloques en plastique d'une laideur indescriptible. Pour Popeck, on voulait qu'il ait des costumes qui reprennent les motifs de la tapisserie qu'il a chez lui. Certes, on n'a pas essayé de faire dans la dentelle, c'est un monde qui ne l'est pas. C'est très kitsch et surchargé, et en même temps ça donne de la vie aux personnages."
Avec : Jonathan Zaccaï, Popeck, Abraham Leber, Irène Herz, Nassim Ben Abdelmoumen, Marta Domingo, Ivan Fox
Sortie nationale : 29 juillet
En savoir plus www.unifrance.org/film/29690/simon-konianski
| 10 juillet 2009 | |  | |
Bancs publics (Versailles rive droite), de Bruno Podalydès
Lucie arrive à son bureau et découvre, accrochée sous une fenêtre de l'immeuble d'en face, une banderole noire avec écrit : "HOMME SEUL". Est-ce un gag, un cri du coeur, un appel au secours ? Lucie et ses deux collègues s'interrogent et décident de mener leur enquête… A midi, elles pique-niquent à côté, au "SQUARE DES FRANCINE". Là, les amoureux graves, les solitaires enjoués, joueurs de tous âges, tournent autour du joyeux jet d'eau. La ronde continue en face, au magasin "BRICO-DREAM" où, sous les conseils plus ou moins compétents d'une équipe de vendeurs en sur-effectif, les clients calculent, échafaudent, tendus, angoissés, ayant peur de repartir avec des étagères trop courtes, des vis trop longues… A la fin du jour, aurons-nous croisé l"'homme seul" parmi la multitude de ces personnages
Traversées de Versailles Bruno Podalydès continue son exploration quasi-ethnologique de Versailles, la ville dont il est originaire. Le réalisateur se fait connaître en 1992 avec le moyen-métrage Versailles rive gauche- même si on voit de la ville essentiellement un appartement, et plus particulièrement ses toilettes... Quatre ans plus tard, il signait Dieu seul me voit (Versailles-chantiers). Après une virée à Oléron, un court séjour à Montmartre, et une exploration de l'univers de Rouletabille en deux longs métrages, il revient dans sa banlieue chérie avec Bancs publics (Versailles rive droite). 3 lieux de la ville sont au coeur du film : un immeuble de bureau (et l'immeuble d'en face...), un jardin public et un magasin de bricolage.
Avec : Florence Muller, Denis Podalydès, Jean-Noël Brouté, Michel Vuillermoz, Bruno Podalydès, Emmanuelle Devos, Olivier Gourmet, Pierre Arditi, Chiara Mastroianni, Josiane Balasko, Hippolyte Girardot, Samir Guesmi, Laure Calamy, Estelle Chailloux, Patrick Ligardes, Chantal Lauby, Emeline Bayart, Blandine Lenoir, Manuel Le Lièvre, Pierre Diot, Ange Ruzé, Éric Prat, Thierry Lhermitte, Micheline Dax, Bernard Campan, Julie Depardieu, Agathe Natanson, Olivier Deparis, Claude Rich, Michel Aumont, Nicole Garcia, Mathieu Amalric, Vincent Elbaz, Élie Semoun, Pascal Legitimus, Amira Casar, Michael Lonsdale, Catherine Deneuve, Bruno Solo, Benoît Poelvoorde
Sortie nationale : 8 juillet
Bruno Podalydès dans la catalogue de Culturesfrance : Liberté-Oléron (35 mm et DVD)
En savoir plus www.unifrance.org/film/28738/bancs-publics-versailles-rive-droite
| 8 juillet 2009 | |  | |
Après l’océan, d'Eliane de Latour
Shad et Otho, deux amis venus d’Abidjan, sont en Espagne où ils « se cherchent ». Ils rêvent de revenir en bienfaiteurs, en héros chez eux. Mais une descente de police musclée les sépare. Otho, reconduit à la frontière, rentre dans son pays sans rien. Pour son entourage déçu, c’est un maudit. Shad échappe à la police. Il poursuit son aventure « en cascadeur » à travers l’Europe.
A propos de la réalisatrice Directrice de recherche au CNRS, Eliane de Latour a travaillé comme anthropologue en Afrique occidentale avant de commencer le tournage au Niger de son premier film documentaire en 1983, Les Temps du pouvoir. Cinq autres documentaires ont suivi. Depuis une dizaine d'années, elle s'est penchée sur des lieux de relégation sociale à l'âge, au sexe, à la faute. Ainsi, Le reflet de la vie, datant de 1989, traite des maisons où l'ont refoule les personnes âgées dans nos sociétés. En 1996, elle signe Si bleu, si calme, qui aborde l'univers d'une prison à Paris. Mais c'est surtout avec Bronx-Barbes en 2000 qu'Eliane de Latour. Elle a d'ailleurs remporté un Prix spécial au Festival international du film de Locarno (Suisse).
Le Tiers-monde aux portes de l'Europe Pour Eliane de Latour, les politiques anti-immigrés sont d'abord "des réponses à la peur engendrée par l'idée d'une installation du Tiers-monde à nos portes". La réalisatrice trouve néanmoins intéressante l'idée que "des "expatriés" ou la venue de certains en Europe pour y puiser savoir et argent, avant de retourner chez eux enrichir leur propre pays, pourrait sans doute faire son chemin dans les années à venir. Cela nourrirait de nouvelles dynamiques en Afrique, intéressantes, car portées par ceux qui bougent et qui créent des ponts entre les deux rives de l'océan. Le nombre de clandestins en serait diminué et le regard sur les immigrés, modifié".
Avec : Fraser James, Marie-Josée Croze, Djédjé Apali, Sara Martins, Lucien Jean-Baptiste, Kad Merad,, Malik Zidi, Agnès Soral, Diouc Koma, Moussa Sanogo, Ahmadou Bass Dhem, Luce Mouchel,
Sortie nationale : 8 juillet
Eliane de Latour dans le catalogue de Culturesfrance : coffret de trois films : reflet de la vie/si bleu si calme / contes et décomptes de la cour.
En savoir plus www.unifrance.org/film/25519/apres-l-ocean
| 30 juin 2009 | |  | |
Fais-moi plaisir!,
d'Emmanuel Mouret
Ariane est persuadée que son compagnon Jean-Jacques fantasme sur une autre femme. Pour sauver son couple, elle lui demande d’avoir une aventure avec celle-ci, pensant qu’il s’agit du meilleur remède pour le libérer. Lorsque Jean-Jacques se rend chez cette femme qu’il connaît à peine, il ne sait pas encore qu’il s’agit de la fille du Président de la République...
Il est de la Party On pense forcément à La Party de Blake Edwards en assistant aux déboires du héros, qui commet des maladresses en série au cours d'une soirée mondaine... "Blake Edwards fait vraiment partie des réalisateurs de mon adolescence, surtout avec The Party", reconnaît Emmanuel Mouret. "Le film est non seulement envoûtant, drôle, beau, élégant, mais aussi profond, surtout grâce à l'interprétation de Peter Sellers. Moi je joue Comme dans ses précédents films, Emmanuel Mouret interprète lui-même le rôle principal. Il confie : "A chaque fin de film, je me dis qu'il faut que j'arrête de jouer mais... Si j'ai commencé à jouer dans mes courts métrages, c'était naïvement pour faire pareil que des cinéastes que j'admire : Woody Allen, Jacques Tati, Jerry Lewis, Sacha Guitry, Buster Keaton... J'aimais dans leur film l'ironie et la complicité que leur présence produit avec le spectateur. Et puis, j'ai observé que lorsqu'un metteur en scène joue dans son propre film, on oublie plus facilement les précédents rôles des acteurs connus qui l'entourent. Cela rend le film plus personnel."
Avec : Judith Godrèche, Déborah François, Frédérique Bel, Emmanuel Mouret, Dany Brillant, Jacques Weber
Sortie nationale : 24 juin
Emmanuel Mouret dans la catalogue de Culturesfrance : Changement d’adresse (35 mm et DVD)
En savoir plus www.unifrance.org/film/29955/fais-moi-plaisir
| 17 juin 2009 | |  | |
Les beaux gosses, de Riad Sattouf
Hervé, 14 ans, est un ado débordé par ses pulsions, ingrat physiquement et moyennement malin, qui vit seul avec sa mère. Au collège, il s’en sort à peu près, entouré par ses bons copains. Sortir avec une fille, voilà qui mobilise toute sa pensée. Hélas, dans ce domaine, il accumule râteau sur râteau, sans toutefois se démonter. Un jour, sans très bien comprendre comment, il se retrouve dans la situation de plaire à Aurore, l’une des plus jolies filles de sa classe...
Le réalisateur Riad Sattouf est né à Paris en 1978. Auteur de bande dessinés depuis 2000, il a également collaboré en tant qu'illustrateur pour de nombreux journaux et magazines parmi lesquels : Les Inrockuptibles, Teknikart ou encore Charlie Hebdo pour lequel il réalise une chronique hebdomadaire : La vie secrète des jeunes qui a grandement inspiré son film au même titre que sa bande dessinée paru en 2005 : Retour au collège. Avec Les beaux gosses , Riad Sattouf réalise son premier long métrage.
Auto-biographique ? Même si Les beaux gosses s'inspire forcement de sa propre expérience de l'adolescence Riad Sattouf ajoute cependant : " Ce n'est pas un film directement autobiographique. J'étais un adolescent timide, sans histoire. Si j'avais raconté mon adolescence, je pense que cela aurait été ennuyeux .(...) Mais les rapports que j'avais avec mes copains de l'époque étaient proches de ce que je montre. Nous avions des voix très efféminés, des noms ridicules (enfin surtout pour moi) et des physiques chétifs. "
Avec : Vincent Lacoste, Anthony Sonigo, Alice Trémolières, Noémie Lvovsky, Emmanuelle Devos, Irène Jacob, Valerio Golino
Cannes 2009 Les Beaux gosses a été présenté en Sélection officielle de la 41ème Quinzaine des Réalisateurs.
Sortie nationale : 10 juin
En savoir plus www.unifrance.org/film/29691/les-beaux-gosses
| 19 mai 2009 | |  | |
Coco avant Chanel,
de Anne Fontaine
Une petite fille du centre de la France, placée dans un orphelinat avec sa soeur, et qui attend en vain tous les dimanches que son père vienne les chercher. Une chanteuse de beuglant à la voix trop faible, qui affronte un public de soldats éméchés. Une petite couturière destinée à refaire des ourlets dans l’arrière-boutique d’un tailleur de province. Une apprentie-courtisane au corps trop maigre, qui trouve refuge chez son protecteur Etienne Balsan, parmi les cocottes et les fêtards. Une amoureuse qui sait qu’elle ne sera « la femme de personne », pas même celle de Boy Capel, l’homme qui pourtant l’aimait aussi. Une rebelle que les conventions de l’époque empêchent de respirer, et qui s’habille avec les chemises de ses amants. C’est de Coco Chanel, qui incarna la femme moderne avant de l’inventer. Dans la peau de Chanel Anne Fontaine a tenu à ce que l'allure d'Audrey Tautou évolue au fur et à mesure du chemin parcouru par Chanel, qui a construit sa silhouette sur sa différence. Tout en cherchant à retrouver l'image mythique de la couturière, Audrey Tautou y a ajouté sa propre touche et s'est en partie fiée à son instinct: "Le plus difficile était de ne pas se satisfaire d'un effet mimétique, même si à l'écran une ressemblance est toujours efficace, mais de parvenir à rendre sa vraie nature," explique-t-elle. L'actrice, qui a fait évoluer sa posture et son regard, avoue avoir suivi malgré elle l'état d'esprit évolutif de la couturière, au début peu sûre d'elle puis peu à peu plus affirmée et consciente de son rôle: "Le mimétisme n'était pas dans le costume, je dirais presque dans le côté superficiel du personnage, mais dans son intériorité", confie-t-elle.
Avec : Audrey Tautou, Benoît Poelvoorde, Marie Gillain, Emmanuelle Devos, Alessandro Nivola
Sortie nationale : 22 avril
En savoir plus www.cocoavantchanel.fr www.unifrance.org/film/29823/coco-avant-chanel
| 18 mai 2009 | |  | |
Le pays à l’envers, de Sylvaine Dampierre - Documentaire
Un voyage personnel en mémoire esclave au coeur de la Guadeloupe De retour dans l’île que son père a quitté 50 ans plus tôt, la cinéaste remonte le cours du temps pour retracer l’histoire de son nom. Au fil de ce voyage initiatique sur les terres d’enfance de son père, son enquête nous transporte jusqu’à l’époque de l’esclavage. Aux archives, dans les jardins créoles ou les ruines des usines à sucre, se croisent les chemins d’une mémoire vivante, se dessine la vision d’un pays où les récits, les corps, les musiques, parlent avec force d’une histoire qui résonne encore. Le film se compose comme un jardin créole, dans le foisonnement des images et des récits ; il s’attache à la terre, entremêle repères intimes et mémoire collective. Avec Michel Rogers, généalogiste habité, à travers les souvenirs du père exilé ou dans les pas de Léna Blou, chorégraphe inspirée et de ses jeunes élèves, il déchiffre les traces contemporaines de l’esclavage, voire du colonialisme en général. Au détour de la Guadeloupe d’aujourd’hui il tend un miroir à la France dite métropolitaine : il part à la recherche de l’envers du pays.
Savoir qui l'ont est Le généalogiste guadeloupéen qui a travaillé sur le film a été surpris d'observer à quel point son entourage était inculte au sujet de ses origines. "J'ai rarement rencontré quelqu'un qui était content de savoir d'où il sortait en réalité. On nous a désaculturé", dénonce t-il. L'impératif "N'oubliez jamais que vous descendez d'esclaves", qui pour lui tient lieu de cri du coeur au sein du film, lui permet également d'évacuer un non-dit et d'exprimer sa volonté d'enraciner la mémoire.
Avec : Lena Blou, Jean Dampierre, Manuel Gomez, Suzette Créantor, Michel Rogers,
Sortie nationale : 29 avril
En savoir plus www.unifrance.org/film/28071/le-pays-a-l-envers
| 10 mai 2009 | |  | |
Romaine par moins 30,
de Agnès Obadia
Romaine a 30 ans. Justin, son fiancé, décide de l’emmener à Noël dans le grand nord québécois pour y mener une nouvelle vie. Mais au-dessus de l’Atlantique, Romaine, apprenant que l’avion va s’écraser, décide qu’elle ne veut pas mourir sans avoir avoué à Justin une vérité qu’elle lui a toujours cachée. Cependant, rien ne va se passer comme prévu…
Label Romaine Le personnage de Romaine existait avant ce film. Agnès Obadia l'avait créé alors qu'elle était étudiante en cinéma. Il apparaît pour la première fois dans le court métrage Romaine, un jour ou ça va pas. On le retrouve dans trois autres courts métrages (Romaine et les garçons, Romaine et les filles, Romaine et Romaine) qui assemblés pour former le premier long métrage de la cinéaste, intitulé... Romaine, sorti en salles en janvier 1997. Romaine est alors interprétée par la réalisatrice elle-même.
Avec : Sandrine Kiberlain, Pascal Elbé, Pierre-Luc Brillant, Louis Morissette, Maxim Roy, Françoise Graton, Gilles Pelletier
Sortie nationale : 29 avril
En savoir plus www.unifrance.org/film/28953/romaine-par-moins-30
| 29 avril 2009 | |  | |
Sœur sourire,
de Stijn Coninx
La fin des années 50…Environs de Bruxelles.
Comme tous les jeunes gens de son époque, Jeannine Deckers a soif de liberté et de découverte. Il n’est pas question de se résigner au choix que ses parents ont fait pour elle : choisir un mari et reprendre la boulangerie familiale. Elle aspire à une autre vie. Partir. Aller vers les autres. D’abord tentée par des études de dessin, elle entre au couvent. Jeannine découvre qu’être une Dominicaine, est une vocation difficile. Il faut renoncer à soi et surtout à la musique. Cela, elle n’y est pas prête. Malgré l’incompréhension des autres soeurs mais avec la bienveillance de la mère supérieure elle va tenir bon et composer un « tube » Dominique. Pour le grand public du monde entier, Jeannine va devenir « Soeur Sourire ».
Jeanne-Paule Marie Deckers Née en 1933 en Belgique, Soeur Sourire ou Soeur Luc-Gabriel, de son vrai nom Jeanne-Paule Marie Deckers est une religieuse entrée chez les dominicaines en 1959. A l'origine de quelques compositions musicales, elle signe un contrat avec Philips sous le pseudonyme qu'on lui connait et fait face à un succès mondial en 1963 avec sa chanson "Dominique". Après avoir quitté les ordres, elle continue à s'intéresser à la théologie à sa manière et connaît dans le monde musical un succès beaucoup plus modeste. En 1985, rattrapée par le fisc belge et abandonnée de tous, elle finit par se suicider de désespoir avec sa compagne.
Avec : Cécile De France, Sandrine Blancke, Jan Decleir, Johan Leysen, Chris Lomme, Jo Deseure,
Sortie nationale : 29 avril
En savoir plus www.unifrance.org/film/29844/soeur-sourire
| 21 avril 2009 | |  | |
Dans la brume électrique,
de Bertrand Tavernier
New Iberia, Louisiane. L'inspecteur Dave Robicheaux est sur les traces d’un tueur en série qui s’attaque à de très jeunes femmes. Alors qu'il vient de découvrir une nouvelle victime, Dave fait la rencontre d'Elrod Sykes. La grande star hollywoodienne est en Louisiane pour le tournage d'un film sur la guerre de Sécession que finance Julius Balboni, surnommé Baby Feet, une des grandes figures de la mafia locale. Elrod confie à Dave qu’il a repéré dans un bayou des ossements humains enchaînés. Cette nouvelle fait resurgir en Dave des souvenirs enfouis.
Film d'atmosphère, Dans la brume électrique a exigé du réalisateur qu'il s'imprègne de la culture locale. "J'ai baigné dans le Zydeco et la chanson cajun, j'ai tenté d'absorber ce qui fait le prix de cette culture pour mieux la respecter", raconte Bertrand Tavernier, qui poursuit : "J'ai constaté à quel point plusieurs personnes que j'ai rencontrées en Louisiane étaient offensées par le traitement hollywoodien de leurs coutumes, et notamment de leurs accents (...) Je me suis donc dit que la première exigence du film, c'était de respecter la manière d'être des habitants de la région et d'être attentif à leur vocabulaire et à leurs attitudes. De regarder en face la beauté et la misère. De même, je tenais à l'exactitude des lieux et je voulais donc tourner à New Iberia, là où se déroule le livre, pour montrer que les personnages sont enracinés dans une culture précise. Par souci d'authenticité, j'ai aussi demandé à l'adjoint du shérif, au shérif, au coroner de nous servir de conseiller technique."
Avec : Tommy Lee Jones, John Goodman, Peter Sarsgaard, Mary Steenburgen
Sortie nationale : 15 avril
Bertrand Tavernier dans la catalogue de Culturesfrance : L’horloger de Saint-Paul, Coup de torchon, Un dimanche à la campagne, Laissez-passer (copies 35 mm) – diffusion non commerciale à l’étranger uniquement.
En savoir plus www.danslabrumeelectrique-lefilm.com www.unifrance.org/film/29493/dans-la-brume-electrique
| 15 avril 2009 | |  | |
OSS 117 : Rio ne répond plus,
de Michel Hazanavicius
Douze ans après Le Caire, OSS 117 est de retour pour une nouvelle mission l’autre bout du monde. Lancé sur les traces d’un microfilm compromettant pour l’Etat français, le plus célèbre de nos agents va devoir faire équipe avec la plus séduisante des lieutenants-colonels du Mossad pour capturer un nazi maître chanteur. Des plages ensoleillées de Rio aux luxuriantes forêts amazoniennes, des plus profondes grottes secrètes au sommet du Christ du Corcovado, c’est une nouvelle aventure qui commence. Quel que soit le danger, quel que soit l’enjeu, on peut toujours compter sur Hubert Bonisseur de la Bath pour s’en sortir …
J'aime les références ! Les influences de Michel Hazanavicius pour OSS 117 : Rio ne répond plus sont aussi nombreuses que variées, puisque le long métrage renvoie aussi bien à L'Homme de Rio à Détective privé, en passant par La Mort aux trousses, Au service secret de sa Majesté, ou encore des films de catch mexicains des années 60. Par ailleurs, les costumes que portent Jean Dujardin revoient directement à ceux de Paul Newman dans Détective privé.
Avec : Jean Dujardin, Rüdiger Vogler, Louise Monot, Lutz Alex
Sortie nationale : 15 avril
En savoir plus www.oss117.fr www.unifrance.org/film/29512/oss-117-rio-ne-repond-plus
| 8 avril 2009 | |  | |
Villa Amalia, de Benoît Jacquot
Comme la goutte d'eau fait déborder le vase, Ann voit une nuit Thomas embrasser une autre, et elle décide de le quitter, de tout quitter. Elle est musicienne, seule la musique la tient mais ne la retient pas. Elle ne tient qu'à la musique. Avec l'amitié de Georges, surgi de son enfance, elle rompt et fuit, part à la rencontre de son origine et de son destin, trouve une île, là où est la Villa Amalia.
"Villa Amalia" marque les retrouvailles d'Isabelle Huppert avec le réalisateur Benoît Jacquot. Après "Les Ailes de la colombe" (1981), "L'Ecole de la chair" (1998), "Pas de scandale" (1999) et "La Fausse Suivante" (2000), "Villa Amalia" est le cinquième film qu'ils font ensemble. Le réalisateur raconte que "du coup, cette réelle connaissance qu'on a l'un de l'autre, nous permettait d'être, l'un vis-à-vis de l'autre, dans un état de disponibilité authenthique, je crois."
Avec : Isabelle Huppert, Jean-Hugues Anglade, Xavier Beauvois
Benoît Jacquot dans la catalogues de Culturesfrance (diffusion non commerciale à l’étranger uniquement) : A tout de suite (35 mm et DVD).
Sortie nationale : 8 avril
En savoir plus www.villaamalia-lefilm.com www.unifrance.org/film/29899/villa-amalia
| 1er avril 2009 | |  | |
La véritable histoire du chat botté, de Jérôme Deschamps, Pascal Hérold, Macha Makeieff - animation
A la mort de son père, P’tit Pierre, un jeune meunier, hérite d’un étrange chat qui parle comme un humain et semble doué de pouvoirs magiques grâce à de bien belles bottes… Ce chat baratineur, chanteur et danseur, va tout faire pour que son jeune maître, éperdument amoureux de la princesse Manon, puisse la conquérir. Mais sur leur chemin ils rencontreront l’infâme chambellan du Roi et son horrible bossu ainsi qu’un méchant ogre pas joli du tout…
La véritable histoire du chat botté est directement inspiré du conte de Charles Perrault, paru en 1697. Du geste à la parole Le doublage des personnages ne s'est pas fait uniquement derrière un micro. Les acteurs ont véritablement interprété leur rôle sur scène et la prise de son s'est faite au fur et à mesure. Yolande Moreau, qui interprète la Reine, confie: "J'étais très surprise car je n'avais jamais travaillé ainsi. C'était magique, parfois même déconcertant. Je pensais "faire une voix bêtement, derrière un micro" et je me suis retrouvée au milieu d'un véritable jeu théâtral (...) Cette façon d'aborder le doublage d'un dessin animé nous a permis de jouer davantage sur l'humain."
Avec les voix de : Jérôme Deschamps, Yolande Moreau, Louise Wallon, Arthur Deschamps, Jean-Claude Bolle-Redat, Armen Kelif
Sortie nationale : 1er avril
En savoir plus www.lechatbotte-lefilm.com www.unifrance.org/film/28678/la-veritable-histoire-du-chat-botte
| 1er avril 2009 | |  | |
Nulle part, terre promise,
d' Emmanuel Finkiel
Trois personnages sillonnent l'Europe d'aujourd'hui. Un jeune cadre. Une étudiante. Un kurde et son fils. Vers l'est ou vers l'ouest, en camion, en business class, en stop, en train, avec ou sans papier, à travers l'Europe contemporaine, chacun en quête de sa terre promise.
L'un des grands défis d'Emmanuel Finkiel sur ce film était de ne pas s'appuyer sur un scénario. Il précise sa démarche : "C'était intéressant : transférer le rôle décisif depuis l'écriture vers l'enregistrement, depuis le scénario vers le tournage. Inverser le processus, ne pas partir du scénario, mais de l'angle de l'objectif. L'enregistrement de la réalité comme point de départ de la fiction. On peut alors tenter de filmer les phénomènes d'un monde non-asservi à l'histoire, en tant que ce qu'il est. C'est le plan - son cadre et le temps qui passe dedans - qui en définitive devient le plus important. Ce n'est pas nouveau, c'est le principe des frères Lumière quand ils plaçaient leur caméra sur le quai du train arrivant en gare de La Ciotat. Sauf que là j'ai introduit des personnages de fiction dans la réalité que filmait la caméra. Un peu comme si les mêmes frères Lumière avaient injecté des acteurs sur le quai de la gare parmi les vraies gens. Ce fut une manière pour moi de me dédouaner de la ligne narrative, de l'unité d'action, de l'idée du bon raccord. Bref de tout ce qui finalement contribue à réduire le monde réel en une simple scène de théâtre."
Prix Jean-Vigo 2008 Nulle part, terre promise a remporté le en 2008 le très prestigieux prix Jean-Vigo, qui distingue chaque année un réalisateur français "pour son indépendance d'esprit et son originalité de style". La même année, le film a été présenté au Festival de Locarno.
Avec : Elsa Amiel, Nicolas Wanczycki, Haci Aslan, Abdurrahim Apak, , Joann Grudzinska Sara Laszlo, Réka Szalkai, Emmanuel Salinger
Sortie nationale : 1er avril
En savoir plus www.unifrance.org/film/29715/nulle-part-terre-promise
| 27 mars 2009 | |  | |
La journée de la jupe, de Jean-Paul Lilienfeld
Un jour, un professeur de collège à bout prend ses élèves en otage...
L'action de La journée de la jupe se déroule essentiellement dans un établissement scolaire. Mais ce quasi-huis clos est riche en coups de théâtre... "Je voulais faire un spectacle", explique le réalisateur. "Un spectacle avec certes un propos mais avant tout un spectacle, qui permette non plus de constater de l'extérieur dans une noirceur sans issue, mais d'être happé par une histoire et de ressentir émotion ou colère. Il me fallait un dispositif... Je souhaite avec Journée de la jupe proposer un récit qui nous rappelle que, quels que soient les choix politiques ou religieux de chacun, il existe des valeurs de base indiscutables et intransgressibles. Ne rien simplifier et ne rien occulter. Croire que les femmes, doubles victimes de leur statut social et familial, peuvent favoriser l'émergence du changement."
Isabelle Adjani n'avait plus tourné pour le cinéma depuis Bon Voyage de Jean-Paul Rappeneau (2003) à l'exception d'un petit rôle dans Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran. Elle parle de ce qui l'a séduite dans cette histoire : "Au-delà du personnage de cette prof qui pète les plombs, j'ai surtout été frappée en effet par la justesse du constat social. Qu'est-ce que l'éducation aujourd'hui ? Comment en est-on arrivé à cette impasse ? C'est quand même une des dernières institutions d'intégration, comment se fait-il qu'elle soit dans cet état-là ? Comment se fait-il que le système soit en pareil disfonctionnement et qu'on soit dans un tel malentendu ? Qu'est-ce qu'on a fait à ces élèves ? Qu'est-ce qu'on a fait à ces professeurs ? Pourquoi et comment a-t-on abdiqué devant les exigences de l'enseignement ? J'ai vraiment apprécié que le film ne cherche pas à moraliser socialement, civiquement, qu'il ne cherche pas à donner des leçons, ni à apporter des solutions mais juste ? si on peut dire ! - à poser toutes les questions, à mettre les spectateurs en face d'une dure réalité..."
Avec : Isabelle Adjani, Denis Podalydès, Yann Collette, Jackie Berroyer, Khalid Berkouz, Yann Ebongé, Sonia Amori, Kévin Azaïs, Sarah Douali, Hassan Mezhoud, Mélèze Bouzid,
Sortie nationale : 25 mars 2009
En savoir plus www.unifrance.org/film/30201/la-journee-de-la-jupe
| 22 mars 2009 | |  | |
Un lac, de Philippe Gandrieux
Tout a lieu dans un pays dont on ne sait rien, un pays de neige et de forêts, au Nord. Une famille vit dans une maison isolée près d’un lac. Alexi, le frère, est un jeune homme au coeur pur, un bûcheron. Enclin à des crises d’épilepsie et de nature extatique, il ne fait qu’un avec la nature qui l’entoure. Alexi est très proche de sa jeune soeur, Hege. Leur mère aveugle, leur père et leur plus jeune frère, observent en silence cet amour incontrôlable. Un étranger arrive, un jeune homme à peine plus âgé qu’Alexi…
Philippe Grandrieux a mis un certain temps à trouver le lac du film. "Il devait avoir une certaine taille, être entouré de très hautes montagnes et de forêts denses et profondes, sans maison autour, commente le cinéaste. Ce lac, je l'ai cherché partout ! En Finlande, en Norvège, en Suède, en France... mais je ne le trouvais pas. Les paysages que je voyais pouvaient être magnifiques, mais ils ne correspondaient pas à la "vue" mentale que j'en avais. La difficulté était là, trouver dans la réalité, ce que j'avais imaginé." Finalement, c'est en Suisse que le réalisateur l'a découvert, "un lac absolument sublime, à une heure de Zurich". "Le lac est finalement peu présent à l'image, ajoute-t-il. C'est qu'il a été bien plus qu'un décor que l'on filme ostensiblement pour qu'il soit vu, il est resté ce lac rêvé, inscrit en moi, une présence aussi forte et décisive que celle des acteurs, une présence que je retrouvais chaque matin et qui a irrigué profondément tout le travail."
Avec : Dimitry Kubasov, Natalie Rehorova, Alexei Solonchev,
Sortie nationale : 18 mars 2009
En savoir plus www.unifrance.org/film/29091/un-lac
| 19 mars 2009 | |  | |
La fille du RER, d'André Téchiné
Jeanne vit dans un pavillon de banlieue avec sa mère Louise. Les deux femmes s’entendent bien. Louise gagne sa vie en gardant des enfants. Jeanne, sans trop de conviction, cherche un emploi. Un jour, en lisant une annonce sur le net, Louise croit que le destin frappe à sa porte. Elle nourrit l’espoir de faire engager sa fille chez Samuel Bleistein, un avocat de renom qu’elle a connu dans sa jeunesse. L’univers de Jeanne et celui de Bleistein sont à des années lumières de distance... Pourtant, ils vont se rencontrer à cause d’un mensonge inoui que Jeanne va échaffauder.
Une histoire d'amour fictive La véritable héroïne du fait-divers était très attachée à sa mère et son compagnon. Quand le réalisateur l'a interrogé sur les raisons de ses actes, elle a avoué souhaiter exister d'avantage à leurs yeux. André Téchiné a donc pris en compte cette relation triangulaire comme point de départ, mais tout le reste n'a été que pure invention de sa part. Il a fait le choix de suivre la relation entre Jeanne (Emilie Dequenne) et Franck (Nicolas Duvauchelle) pas à pas, de la rencontre jusqu'à la séparation, "c'était à la fois une expérience de cinéma et une expérience érotique de donner naissance à un couple" raconte André Téchiné.
Avec : Emilie Dequenne, Catherine Deneuve, Nicolas Duvauchelle, Michel Blanc, Mathieu Demy, Ronit Elkabetz
Sortie nationale : 18 mars 2009
André Téchiné dans la catalogue de Culturesfrance : Les égarés, Loin, Ma saison préférée, Rendez-vous, (35 mm), Les témoins (35 mm et DVD) – diffusion non commerciale à l’étranger uniquement
En savoir plus www.lafilledurer-lefilm.com www.unifrance.org/film/29421/la-fille-du-rer
| 11 mars 2009 | |  | |
Welcome,
de Philippe Lioret
Pour impressionner et reconquérir sa femme, Simon, maître nageur à la piscine de Calais, prend le risque d’aider en secret un jeune réfugié kurde qui veut traverser la Manche à la nage.
L'origine du projet Depuis longtemps, Philippe Lioret avait l'idée de faire un film sur les personnes qui fuyant leurs pays d'origine pour rejoindre l'Angleterre se retrouvaient coincés à Calais. Après en avoir parlé à Emmanuel Courcol et Olivier Adam, ils ont commencé à chercher ensemble une histoire. Ils ont pris contact avec des associations et sont partis à Calais pour cotoyer la vie des bénévoles et des réfugiés.
La veille du tournage ! Lioret et Lindon à leur arrivé à Calais, se sont rendus au "quai de la soupe". Cet endroit porte bien son nom puisqu'il s'agit du lieu où une poignée de bénévoles fournisssent de la nourriture aux réfugiés. Sur place, le réalisateur et son acteur ont croisé des réfugiés très mal en point. A leur demande, ils les ont déposé dans une décharge, lieu de repli de cette communauté. Sans un mot ils sont retournés à l'hôtel, "cela se passait de commentaire" raconte Vincent Lindon. Le tournage de Welcome a commencé le lendemain.
Avec : Vincent Lindon, Firat Ayverdi, Audrey Dana
Sortie nationale : 11 mars 2009
En savoir plus www.unifrance.org/film/28857/welcome
| 17 février 2009 | |  | |
35 rhums,
de Claire Denis
Lionel est conducteur de RER. Il élève seul sa fille, Joséphine, depuis qu’elle est toute petite. Aujourd’hui, c’est une jeune femme. Ils vivent côte à côte, un peu à la manière d’un couple, refusant les avances des uns et les soucis des autres. Pour Lionel, seule compte sa fille, et pour Joséphine, son père. Peu à peu, Lionel réalise que le temps a passé, même pour eux. L’heure de se quitter est peut-être venue...
Le projet 35 rhums trouve son origine dans l'histoire familiale de Claire Denis. "(...) c'est une histoire qu'on m'a racontée tout le temps dans mon enfance", raconte la réalisatrice. "L'histoire de mon grand-père qui était un homme veuf, qui a élevé seul ma mère, qui n'a pas eu d'autres enfants, qui ne s'est jamais remarié (…)". Claire Denis souligne que la SNCF a fourni une aide précieuse pour le tournage du film : "Pendant le tournage, je craignais de déranger, de faire intrusion, avec notre matériel. Le régisseur m'a dit, " mais non c'est avec eux qu'on va faire le film ". En fait, c'est exactement ce qui s'est passé. Ils ont pris en main l'affaire, donc ils nous disaient " la scène de nuit, on la fera là, à telle heure parce qu'on peut débrancher les caténaires plus facilement, la scène avec le cheval, on ira la faire là-bas ", vraiment ils étaient dans le film. Ils donnaient leur avis, du coup ça a mis à l'aise Alex Descas qui a réellement appris à conduire un RER. Et qui a perçu la solitude et l'intensité concentrées qui règnent dans la cabine."
Avec : Alex Descas, Mati Diop, Grégoire Colin, Ingrid Caven, Nicole Dogué, Adèle Ado
Sortie nationale : 18 février 2009
En savoir plus www.35rhums-lefilm.com www.unifrance.org/film/29449/35-rhums
| 17 février 2009 | |  | |
Z 32, de Avi Mograbi (documentaire)
Un ex-soldat israélien a participé à une mission de représailles dans laquelle deux policiers palestiniens ont été tués. Il cherche à obtenir le pardon pour ce qu'il a fait. Sa petite amie ne pense pas que ce soit si simple, elle soulève des questions qu’il n'est pas encore capable d'affronter. Le soldat témoigne volontairement devant la caméra tant que son identité n'est pas dévoilée. Le cinéaste, tout en cherchant la solution adéquate pour préserver l'identité du soldat, interroge sa propre conduite politique et artistique.
L'avis de Mograbi Si le film repose sur le témoignage d'un soldat israélien, le film se veut une réflexion plus vaste sur l'armée : "Toutes les armées du monde pratiquent ce type de lavage de cerveau: entraîner une personne à agir sur commande. La plupart du temps, les soldats ne discutent pas, ils ne réfléchissent pas. On appuie sur le bouton et ils passent à l'action. La plupart des gens de 18 ans sont peu contrôlables mais l'armée les rend contrôlables. C'est un processus universel et il ne concerne pas seulement les armées d'Etat, mais les groupes de libération et toutes les organisations armées (…)".
Mograbi, plein chant Avi Mograbi a l'habitude de s'impliquer personnellement à l'écran dans ses films. Mais ses interventions dans Z32 sont d'une nature très particulière, puisqu'il s'agit de séquences de chant, qui ponctuent le récit. C'est le registre "du choeur antique ou de la distanciation brechtienne", précise le cinéaste, qui ajoute : "Ce qu'expriment mes chansons est une sorte de désespoir, le désespoir qu'induit la réalité israélienne, la frustration, aussi, et l'impuissance de ne pas pouvoir changer cette réalité (…)".
Sortie nationale : 18 février 2009
En savoir plus www.unifrance.org/film/29850/z32
| 12 février 2009 | |  | |
Ricky, de François Ozon
Quand Katie, une femme ordinaire, rencontre Paco, un homme ordinaire, quelque chose de magique et de miraculeux se produit : une histoire d’amour. De cette union naîtra un bébé extraordinaire : Ricky.
Une vie moins ordinaire... François Ozon parle de ce qui l'a séduit dans la nouvelle de Rose Tremain : "La nouvelle, très courte, m'évoquait l'univers de Rosetta des frères Dardenne : un milieu social de petits blancs, déshérités, habitant un mobile home au fin fond des États-Unis. Longtemps le contexte de la nouvelle a fait écran à mon désir de l'adapter, je ne voyais pas comment l'aborder, me l'approprier. Ce qui me plaisait c'était l'irruption d'un événement merveilleux, extraordinaire au sein d'un milieu très ancré dans une réalité pauvre, mais cet aspect fantastique me faisait peur et me semblait irréalisable. Jusqu'au jour où j'ai compris que ce qui me touchait n'était pas tant le côté fantastique mais la manière dont l'histoire parle de la famille, de la place qu'on y occupe, de comment l'arrivée d'un nouveau membre - que ce soit celle d'un nouveau conjoint ou d'un enfant - perturbe son équilibre."
Avec : Alexandra Lamy, Sergi Lopez
Festival international du film de Berlin - 2009 : Compétition
Sortie nationale : 11 février 2009
En savoir plus www.unifrance.org/film/29630/ricky www.rickylefilm.com
| 4 février 2009 | |  | |
L’Autre,
de Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic
Anne-Marie se sépare d'Alex. Il veut une vraie vie conjugale. Elle veut garder sa liberté. Ils se séparent sans heurt et continuent à se voir. Pourtant, lorsqu'elle apprend qu'Alex a une nouvelle maîtresse, Anne-Marie devient folle de jalousie. Et bascule dans un monde inquiétant, fourmillant de signes et de menaces.
Deuxième long métrage du couple Pierre Trividic-Patrick Mario Bernard après le remarqué "Dancing en 2003" (co-réalisé par Xavier Brillat), "L'Autre" est une adaptation du court récit d'Annie Ernaux, L'Occupation, paru en 2003. L'auteur (dont aucun roman n'avait jusqu'ici été porté à l'écran) y raconte, à la première personne, la jalousie obsessionnelle qu'elle ressent à l'égard de la nouvelle compagne de son ancien amant. Pour le film, les réalisateurs ont choisi de faire de l'héroïne une assistante sociale, et non plus un écrivain. "Là où Annie Ernaux garde contact avec le monde à travers une position de qui-vive mental, intellectuel, nous désirions une forme plus concrète et plus directement dramatique", justifie Patrick Mario Bernard.
Prix d'interprétation à Venise, "L'Autre" a valu à Dominique Blanc la Coupe Volpi de la Meilleure actrice à la Mostra de Venise en 2008. Le jury était présidé par Wim Wenders.
Avec : Dominique Blanc, Cyril Gueï, Christel Tual, Anne Benoît,
Sortie nationale : 4 février 2009
En savoir plus www.unifrance.org/film/28735/l-autre
| 4 février 2009 | |  | |
Puisque nous sommes nés,
de Jean-Pierre Duret et Andréa Santana (documentaire)
Brésil. Nordeste. État du Pernambouc. Une immense station-service au milieu d’une terre brûlée, traversée par une route sans fin... Cocada et Nego ont 14 et 13 ans. Cocada a un rêve, devenir chauffeur routier. Il dort dans une cabine de camion et, la journée, il rend service et fait des petits boulots. Son père est mort assassiné, alors il s’est trouvé un père de substitution, Mineiro. Nego, lui, vit dans une favela, entouré d’une nombreuse fratrie. Après le travail des champs, sa mère voudrait qu’il aille à l’école pour qu’il ait une éducation, mais Nego veut partir, gagner de l’argent. Le soir, il rode à la station, fasciné par les vitrines allumées, les commerces qui vendent de tout, la nourriture abondante. Avec cette singulière maturité qu’on acquiert trop tôt dans l’adversité, Cocada et Nego s’interrogent sur leur identité et leur avenir. Leur seule perspective : une route vers São Paulo, vers un ailleurs.
Jean-Pierre Duret et Andréa Santana définissent "Puisque nous sommes nés" comme "un film à l'affût, un film de guetteur". "Nous sommes là, à deux, nous ne faisons jamais d'interview, commentent les deux cinéastes. La caméra voudrait elle aussi chausser ses semelles de vent et ne jamais rien prouver mais éprouver, ne jamais s'arrêter de ressentir en fouillant les visages, en scrutant les yeux, comme dans les westerns de Sergio Leone (…)". Puisque nous sommes nés a été présenté au Festival de Venise en 2008 dans la section "Horizons". Festival international du film francophone de Namur - 2008 : Bayard d'or Acquisition du film par le Dt Cinéma de Culturesfrance diffusion 2009 copies 35 mm et DVD
Sortie nationale : 4 février 2009
En savoir plus www.unifrance.org/film/29756/puisque-nous-sommes-nes www.puisquenoussommesnes.com
| 3 février 2009 | |  | |
Le bal des actrices,
de Maïwenn
Une réalisatrice veut faire un documentaire sur les actrices, toutes les actrices : les populaires, les inconnues, les intellos, les comiques, les oubliées... Filmant tout, tout, tout, avec ou sans leur accord, la réalisatrice va se prendre au jeu et se laisser dévorer par ces femmes aussi fragiles que manipulatrices...
Après un an d'écriture et plusieurs versions, Maïwenn a rencontré les actrices. "Je me suis fait une liste des actrices avec lesquelles j'avais envie de travailler. Et j'ai été les voir une par une en leur disant : "Je vous aime. J'ai envie de faire un film avec vous. Je n'ai pas encore de rôle concret à vous proposer car je vais écrire pour chacune de celles qui l'acceptent." Et leurs réactions ont dessiné la suite de ce projet. Certaines ne m'ont pas plu ou l'approche avec leur agent était déjà trop compliquée en soi. Mais la plupart des comédiennes se sont engagées sans lire !" Avec : Jeanne Balibar, Romane Bohringer, Karine Viard, Muriel Robin, Charlotte Rampling, Karole Rocher, Marina Foïs, Joeystarr, Julie Depardieu, Linh Dan Pham, Mélanie Doutey, Maïwenn
Sortie nationale : 28 janvier 2009
En savoir plus www.unifrance.org/film/28484/le-bal-des-actrices
| 28 janvier 2009 | |  | |
King Guillaume,
de Pierre-François Martin-Laval
Magali, concertiste et Guillaume, conducteur de petit train touristique, mènent une vie tranquille en banlieue, amoureux comme au premier jour, entre rêves modestes et une grossesse qu’ils attendaient depuis longtemps. Tout se complique lorsque le père de Guillaume, qu’il ne connaît pas, prend contact avec lui pour lui annoncer qu’en vertu d’un accord datant du Moyen Age, il hérite d’un authentique royaume au large de la France et de l’Angleterre. Guillaume et sa femme sont tout d’abord incrédules. Mais la perspective de régner sur une ile paradisiaque, avec ses fidèles sujets, un château, une fortune... est bien tentante ! La réalité́ est cependant bien loin de ce qu’imagine le couple.
Tout le film est nourri de décalages, de clins d'oeil et de poésie. Pierre-François Martin-Laval explique comment le scénario a été écrit : (…) En ce qui concerne la nourriture de mes mises en scène, elle provient de mon enfance. Tout ce qui m'inspire a été acquis inconsciemment étant petit, en allant au cirque, en dévorant les films de Laurel et Hardy, Chaplin, Pagnol, De Funès, Pierre Richard, Tati et les dessins animés de Tex Avery of course (…). Pierre-François Martin-Laval a par ailleurs réussi à convaincre un des anciens membres des Monty Python, Terry Jones, de jouer dans King Guillaume.
Avec : Florence Foresti, Pierre-François Martin-Laval, Pierre Richard, Isabelel Nanty, Terry Jones, Raymond Bouchard, Rufus,
Sortie nationale : 28 janvier
En savoir plus www.unifrance.org/film/29576/king-guillaume
| 14 janvier 2009 | |  | |
Parc,
de Arnaud des Pallieres
Georges Clou vit dans une de ces nouvelles banlieues résidentielles. Marié, il part au bureau le matin, va à la messe le dimanche, aime sa femme, son fils, son chien. Paul Marteau est jeune, beau, riche, intelligent. Mais déchiré entre la sévérité du jugement qu'il porte sur le monde et son désir malgré tout d'y appartenir. Un jour, par hasard, les chemins des deux hommes se croisent. Clou y voit l'occasion d'une nouvelle et sincère amitié. Marteau, lui, y trouve une nouvelle raison de vivre : crucifier l'idéal de bonheur de l'homme occidental et son incarnation en la personne de Georges Clou. Un clou est une victime rêvée pour un marteau.
"Parc" est l'adaptation du roman Bullet park, paru en 1969 (publié en France sous le titre Les Lumières de Bullet Park) et signé John Cheever, écrivain américain disparu en 1982.
Avec : Jean-Marc Barr, Sergi Lopez Sortie nationale : 14 janvier
En savoir plus www.unifrance.org/film/27302/parc
| 7 janvier 2009 | |  | |
Louise-Michel,
de Benoît Delepine et Gustave Kervern
Quelque part en Picardie, le patron d'une entreprise de cintres vide son usine dans la nuit pour la délocaliser. Le lendemain, les ouvrières se réunissent et mettent le peu d'argent de leurs indemnités dans un projet commun : faire buter le patron par un professionnel.
Film inspiré de faits réels, l'histoire de Louise-Michel est loin d'être farfelue comme le rappellent les réalisateurs : "Point de départ : un fait réel survenu dans la région d'Angoulême. Un sympathique patron qui avait offert de nouveaux vêtements de travail à ses ouvriers, avant de déménager ses machines en un week-end vers les pays de l'Est..." Avec : Yolande Moreau, Bouli Lanners, Benoît Poolvoerde
Sortie nationale : 24 décembre
B. Delepine et G. Kervern dans le catalogue du Ministère des affaires étrangères (diffusion non commerciale à l’étranger uniquement) : Aaltra.
En savoir plus www.myspace.com/louisemichellefilm www.unifrance.org/film/28559/louise-michel www.mae.universcine.com
| 24 décembre 2008 | |  | |
N’Djamena City, de Issa Serge Coelo
Adoum, jeune journaliste tchadien, veut diffuser à l’étranger un reportage sur la situation de son pays. Une mystérieuse lettre est trouvée sur lui lors de la fouille à l’aéroport. Adoum est alors enfermé dans la prison dirigée par le cruel Colonel Koulbou.
Sortie nationale : 24 décembre 2008
Les films d’Issa Serge Coelo à la Cinémathèque Afrique : Un taxi pour Aouzou, 1994 – Kayaman, 2000 – Daresalam, 2000
En savoir plus www.hevadis.eu
| 17 décembre 2008 | |  | |
Les plages d’Agnès,
de Agnès Varda (documentaire)
En revenant sur les plages qui ont marqué sa vie, Varda invente une forme d’autodocumentaire. Agnès se met en scène au milieu d’extraits de ses films, d’images et de reportages. Elle nous fait partager avec humour et émotion ses débuts de photographe de théâtre puis de cinéaste novatrice dans les années cinquante, sa vie avec Jacques Demy, son engagement féministe, ses voyages à Cuba, en Chine et aux USA, son parcours de productrice indépendante, sa vie de famille et son amour des plages.
La réalisatrice raconte comment elle en est venue à réaliser cet autoportrait : "C'est une drôle d'idée de se mettre en scène et de filmer un autoportrait quand on a presque 80 ans. Cette idée a germé dans ma tête un jour, sur la plage de Noirmoutier, quand j'ai réalisé que d'autres plages avaient marqué ma vie. Les plages sont devenues prétexte et chapitres naturels du film. Beaucoup de vieilles personnes ont envie de raconter leur vie. Moi aussi. J'ai souhaité transmettre à mes proches et à d'autres quelques-uns des faits et travaux de mon parcours de vie."
Sortie nationale : 17 décembre
Agnès Varda dans le catalogue du Ministère des affaires étrangères (diffusion non commerciale à l’étranger uniquement) : Sans toit ni loi, Cléo de cinq à sept, Jacquot de Nantes, les court-métrages (35 mm), Varda tous courts (coffret DVD)
En savoir plus www.unifrance.org/film/28968/les-plages-d-agnes
| 17 décembre 2008 | |  | |
Le chant des mariées,
de Karin Albou
Tunis, 1942. Nour et Myriam, 16 ans, sont amies depuis l’enfance. Elles partagent la même maison d’un quartier modeste où Juifs et Musulmans vivent en harmonie. Chacune désire secrètement vivre la vie de l’autre : tandis que Nour regrette de ne pas aller à l’école comme son amie, Myriam rêve d’amour. Elle envie les fiançailles de Nour avec son cousin Khaled, sorte de fantasme partagé de prince charmant. En novembre 1942, l’armée allemande entre à Tunis. Poursuivant la politique de Vichy, les Nazis soumettent la communauté juive à une lourde amende. Tita, la mère de Myriam n’a plus le droit de travailler, criblée de dettes, elle décide de marier sa fille à un riche médecin.
Karin Albou a choisi de situer cette histoire d'amitié entre Nour et Myriam pendant la Seconde Guerre mondiale, "car il s'agit d'un moment historique peu connu, qui n'est pas lisse et se révèle plein d'ambiguïtés et d'aspérités." "Ces ambiguïtés ont été explorées en littérature (par Mohammed Dib entre autres), mais pas au cinéma", raconte la réalisatrice.
Avec : Lizzie Brocheré, Olympe Borval, Simon Abkarian, Karin Albou, Najib Oudghiri. Sortie nationale : 17 décembre
Karin Albou dans le catalogue du Ministère des affaires étrangères : La petite Jérusalem (35 mm et DVD).
En savoir plus www.unifrance.org/film/28730/le-chant-des-mariees
| 10 décembre 2008 | |  | |
Mia et le Migou,
de Jacques-Rémy Girerd
Après son long-métrage La prophétie des grenouilles qui l’avait révélé au grand public, Jacques-Rémy Girerd revient avec un nouveau film Mia et le Migou.
Mia est une fillette d’à peine dix ans. Alertée par un pressentiment, elle décide de quitter son village natal quelque part en Amérique du Sud pour partir à la recherche de son père. Ce dernier travaille sur un chantier gigantesque visant à transformer une forêt tropicale en luxueuse résidence hôtelière. La route est longue pour retrouver son papa. Mia doit franchir une lointaine montagne, entourée d’une forêt énigmatique et peuplée d’êtres mystérieux. Au coeur de ce monde de légende, la fillette découvre un arbre hors du commun et se confronte aux véritables forces de la nature.
Jacques-Remy Girerd (réalisateur – producteur Folimage) a créé LA POUDRIÈRE : école du film d’animation qui propose une formation supérieure pour des étudiants français et étrangers qui ont déjà une pratique de l’animation. Sortie nationale : 10 décembre Jacques-Rémy Girerd dans le catalogue du Ministère des affaires étrangères : La prophétie des grenouilles
En savoir plus www.folimage.fr www.lapoudriere.fr wwww.unifrance.org/film/26785/mia-et-le-migou www.miaetlemigou.fr
| 3 décembre 2008 | |  | |
L’apprenti,
de Samuel Collardey (documentaire)
Mathieu, 15 ans, élève dans un lycée agricole, est apprenti en alternance dans la ferme de Paul, une petite exploitation laitière des plateaux du haut Doubs. Outre l’apprentissage des méthodes de travail de Paul, Mathieu doit s’intégrer à la vie de la famille, prendre ses marques, trouver sa place. Autour des gestes du travail, des liens se tissent avec Paul. Il apprend à son contact ce qui ne s’apprend pas dans une salle de classe. Car c'est aussi un père absent que Paul remplace…
L'une des particularités de L'Apprenti, c'est de remettre en cause la frontière entre documentaire et fiction. "Ce n'est pas un but, ni une intention, c'est intuitif, c'est ma façon de filmer", précise le cinéaste.
Avec : Paul Barbier, Mathieu Bulle
L'Apprenti a remporté le Prix de la Semaine de la Critique à la Mostra de Venise en 2008. Sortie nationale : 3 décembre
Samuel Collardey dans le catalogue du Ministère des affaires étrangères : Du soleil en hiver (coffret DVD Voyages en courts).
En savoir plus www.unifrance.org/film/28129/l-apprenti
| 3 décembre 2008 | |  | |
Lola Montès,
de Max Ophüls (1955) – version restaurée
Réduite à la déchéance, c'est sous le chapiteau d'un cirque gigantesque que Lola Montès est contrainte de donner en représentation sa fabuleuse destinée. Ravalée au rang d'objet monstrueusement luxueux, celle qui scandalisa l'Europe du XIXe siècle et qui confondit par plaisir l'amour et la guerre devait ainsi connaître l'humiliation au centre d'une piste de cirque, après avoir brillé au centre des cercles enivrants du pouvoir et de l'argent.
Le dernier film de Max Ophüls, Lola Montès, sorti en décembre 1955, compte parmi les films maudits de l'histoire du cinéma, charcuté, mutilé et remonté contre la volonté de son réalisateur. Inspiré de la vie scandaleuse de la comtesse de Landsfeld, Lola Montès fut un échec retentissant à sa sortie. Mort le 25 mars 1957, Ophüls ne put participer aux efforts pour redonner à son film son sens initial. Cette version est la plus proche possible du film qu'avait voulu Ophüls. Elle est le fruit de la collaboration entre la Cinémathèque française et les Films du Jeudi - la société de Pierre Braunberger, qui avait racheté le film en 1966.
Avec : Martine Carol, Peter Ustinov, Anton Walbrook, Lise Delamare, Henri Guisol
Sortie nationale : 3 décembre
Max Ophüls dans le catalogue du Ministère des affaires étrangères : Madame de, Le plaisir (35 mm)
En savoir plus www.unifrance.org/film/1979/lola-montes
| 3 décembre 2008 | |  | |
Sur ta joue ennemie,
de Jean-Xavier de Lestrade
Julien a le regard fixe de ces gens dont l’existence s’est un jour brisée. Aujourd’hui, les portes de prison se referment sur ses treize années de détention. Julien a 28 ans. Il est libre. En apparence, car la société n’est pas prête à lui accorder si facilement une seconde chance. Mais l’adversaire, le vrai, est ailleurs. Dans sa tête et dans l’image d’une jeune femme qui l’obsède.
Sur ta joue ennemie est le premier long métrage de fiction du réalisateur Jean-Xavier de Lestrade. Le réalisateur s'est inspiré pour son film d'un fait divers qui s'est déroulé en Normandie en octobre 2004 : un jeune garçon de 14 ans a tué ses deux parents, son frère et tiré sur sa soeur qui a survécu au drame.
Avec : Robinson Stévenin, Fanny Valette, Patrick Descamps
Sortie nationale : 3 décembre
En savoir plus www.unifrance.org/film/28471/sur-ta-joue-ennemie
| 3 décembre 2008 | |  | |
Je veux voir,
de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige
Juillet 2006. Une guerre éclate au Liban. Une nouvelle guerre mais pas une de plus, une guerre qui vient briser les espoirs de paix et l'élan de notre génération. Nous ne savons plus quoi écrire, quelles histoires raconter, quelles images montrer. Nous nous demandons : "Que peut le cinéma ?". "Cette question, nous décidons de la poser vraiment. Nous partons à Beyrouth avec une "icône", une comédienne qui représente pour nous le cinéma, Catherine Deneuve. Elle va rencontrer notre acteur fétiche, Rabih Mroué. Ensemble, ils parcourent les régions touchées par le conflit. À travers leur présence, leur rencontre, nous espérons retrouver une beauté que nos yeux ne parviennent plus À voir. Une aventure imprévisible, inattendue commence alors..."
Avec : Catherine Deneuve, Rabih Mroué Sortie nationale : 3 décembre
En savoir plus www.unifrance.org/film/29498/je-veux-voir
| 26 novembre 2008 | |  | |
Le plaisir de chanter,
de Ilan Duran Cohen
Agents des services secrets, Muriel et Philippe forment un improbable duo amoureux. Dans leur nouvelle mission, ils sont chargés de mettre la main sur une clé usb cachée par Constance, la veuve d’un trafiquant d’uranium fraîchement assassiné. Cette étrange ingénue conduira le duo dans un cours de chant lyrique devenu un véritable nid d’espions.
À l'origine, Ilan Duran Cohen souhaitait faire un film musical intitulé Happy Meal. Les premières versions du scénario se déroulaient dans le milieu de la variété. "Mais j'ai préféré le lyrique, qui donnait au film une dimension beaucoup plus... lyrique et filmique, moins terre-à-terre, plus éloignée de la télé, confie le réalisateur. Le chant aussi parce que je suis quelqu'un à qui on a toujours dit qu'il chantait faux (…)". Avec : Marina Foïs, Nathalie Richard, Lorant Deutsch, Jeanne Balibar, Julien Baumgartner
Sortie nationale : 26 novembre
En savoir plus www.unifrance.org/film/28623/le-plaisir-de-chanter
| 26 novembre 2008 | |  | |
Aide-toi, Le Ciel t’aidera,
de François Dupeyron
Sonia, jolie black, mariée, quatre enfants, est aide familiale dans sa cité. Le jour où elle marie sa fille, le ciel lui tombe sur la tête. Robert, son voisin de palier octogénaire, est son seul recours. Plus blanc que lui, difficile de trouver. Plus serviable non plus, d'ailleurs… Mais dans la vie rien n'est gratuit. Sauf le hasard, si on sait en profiter.
François Dupeyron explique son idée de départ : "Je tombe par hasard sur Quatre mariages et un enterrement. Je suis séduit par la gaieté qui s'en dégage, j'ai envie de légèreté. Là naît la première idée: une scène de mariage, durant laquelle une femme pleure, et on croit qu'elle pleure de joie, mais c'est le contraire." Pour François Dupeyron, les banlieues, "ce sont des zones où on va quand on fait de la fiction pas seulement parce qu'elles sont à problèmes, mais parce qu'elles sont indéfinies, riches de non-dits, et d'une jeunesse qui ne se reconnaît pas ailleurs." Avec : Félicité Wouassi, Claude Rich, Mata Gabin,
Sortie nationale : 26 novembre
En savoir plus www.unifrance.org/film/28467/aide-toi-le-ciel-t-aidera
| 26 novembre 2008 | |  | |
Johnny Mad Dog,
de Jean-Stéphane Sauvaire
Afrique, de nos jours. Johnny, quinze ans, enfant-soldat armé jusqu’aux dents, est habité par le "chien méchant" qu’il veut devenir. Avec son commando, No Good Advice, Small Devil et Young Major, il vole, pille et abat tout ce qui croise sa route. Des adolescents abreuvés d’imageries hollywoodiennes et d’information travestie qui jouent à la guerre... Laokolé, treize ans, poussant son père infirme dans une brouette, tâchant de s’inventer l’avenir que sa scolarité brillante lui promettait, s’efforce de fuir sa ville livrée aux milices d’enfants soldats, avec son petit frère Fofo, huit ans. Tandis que Johnny avance, Laokolé fuit...
Les enfants qui peuplent le casting de Johnny Mad Dog ne savaient pas lire. Il a donc fallu que Jean-Stéphane Sauvaire les laisse faire des improvisations pour les scènes, au moins au début. Le cinéaste leur expliquait la séquence, et leur demandait d'improviser pendant qu'il les filmait. Il raconte : "C'était une façon aussi de s'habituer à la caméra et d'être dans un système de jeu : s'amuser avec ça. Ils improvisaient et se voyaient ensuite dans la télé, comprenaient qu'il ne fallait pas regarder la caméra, ne pas parler tous en même temps, bref comprendre comment se fait un film." Avec : Christopher Minie, Daisy Victoria Vandy, Dagbeh Tweh
Sélectionné au festival de Cannes 2008 dans la section "Un certain regard" - a obtenu le "prix de l’espoir" Sortie nationale : 26 novembre
En savoir plus www.johnnymaddog-lefilm.com www.unifrance.org/film/28529/johnny-mad-dog
| 19 novembre 2008 | |  | |
Bienvenue à Bataville, de François Caillat
En Lorraine, dans un coin perdu de la Moselle, Tomas Bata, l’homme qui voulait chausser l’humanité entière, décide en 1932 de bâtir à la fois une usine à chaussures et une cité ouvrière modèle. Ce sera Bataville.
Fable sur le bonheur obligatoire, le film met en scène l’histoire édifiante de cette utopie patronale et nous fait revisiter l’aventure effrayante et joyeuse du paternalisme.
François Caillat nous explique ce qu'il voulait montrer par ce documentaire: "Dans Bienvenue à Bataville, j'ai voulu raconter l'histoire d'une bulle: un monde parfait, un système idéal, une utopie patronale dont l'âge d'or nous replonge dans les années 1950/60 (…)".
Sortie nationale : 19 novembre
François Caillat dans le catalogue du ministère des Affaires étrangères : L'affaire Valérie - DVD multilingue; Julia Kristeva - DVD multilingue; La quatrième génération - vidéo; Trois soldats allemands - vidéo.
En savoir plus www.unifrance.org/film/27053/bienvenue-a-bataville www.bievenue-a-bataville.com
| 12 novembre 2008 | |  | |
Stella,
de Sylvie Verheyde
1977. Stella entre en sixième, dans un grand lycée parisien. Stella entre dans le monde… Un nouveau monde, à l’opposé de celui qu’elle connaît. Presque un miracle. Elle, elle vit dans un café, un café d’ouvriers, à la frontière de Paris. Cette rentrée va changer sa vie...
Sylvie Verheyde ne cache pas la dimension autobiographique de son quatrième film. "Comme Stella, j'ai grandi dans un café ouvrier, un monde dur, violent, loin de l'enfance. Comme elle, j'ai été catapultée dans un lycée parisien de renommée et, comme elle, j'ai débarqué, seule, avec mon ballon de football sous le bras…" Avec : Léora Barbara, Karole Rocher, Benjamin Biolay, Guillaume Depardieu, Melissa Rodrigues Sortie nationale : 12 novembre
En savoir plus www.unifrance.org/film/28560/stella
| 12 novembre 2008 | |  | |
Les grandes personnes,
d'Anna Novion
Chaque été pour l'anniversaire de sa fille Jeanne, Albert l'emmène visiter un nouveau pays d'Europe. Pour ses dix-sept ans, il choisit la petite île suédoise de Styrsö, convaincu d'y trouver le trésor perdu d'un Viking légendaire. Mais voilà que la maison louée pour leur séjour est déjà occupée par deux femmes : Annika, la propriétaire des lieux et Christine, une amie française. Les vacances soigneusement organisées par Albert vont alors prendre un tout autre tournant, ce qui est loin de déplaire à Jeanne...
Anna Novion, dont c’est le premier film, a choisi de situer l'action en Suède, un pays qui lui est familier. De mère suédoise, elle y séjourne régulièrement : "Pour mon premier long métrage, j'avais envie de filmer un univers que je connais bien, sans pour autant en avoir tous les codes"...
Avec: Jean-Pierre Daroussin, Anaïs Demoustier, Judith Henry Sortie nationale : 12 novembre
En savoir plus www.unifrance.org/film/28520/les-grandes-personnes www.lesgrandespersonnes-lefilm.com
| 5 novembre 2008 | |  | |
Les bureaux de Dieu,
de Claire Simon
Djamila aimerait prendre la pilule parce que maintenant avec son copain c’est devenu sérieux, Nedjma cache ses pilules au-dehors car sa mère fouille dans son sac, Hélène se trouve trop féconde, Clémence a peur, Adeline aurait aimé le garder, Margot aussi. Maria Angela aimerait savoir de qui elle est enceinte, Ana Maria a choisi l’amour et la liberté... Anne, Denise, Marta, Yasmine, Milena sont les conseillères qui reçoivent, écoutent chacune se demander comment la liberté sexuelle est possible. Dans les bureaux de Dieu on rit, on pleure, on est débordé. On y danse, on y fume sur le balcon, on y vient, incognito, dire son histoire ordinaire ou hallucinante. Claire Simon précise ses intentions : "Comment raconter ce que j'ai voulu filmer, ce que j'ai trouvé si beau, chaque fois que j'ai passé du temps dans un centre du Planning familial? Les tragédies les plus modernes et ancestrales se disent, là, à l'ombre des moulures poussiéreuses d'anciens appartements bourgeois, occupés par des femmes libres qui ont choisi de faire un métier qu'elles inventent au fur et à mesure..."
Avec : Nathalie Baye, Nicole Garcia, Isabelle Carré, Michel Boujenah, Béatrice Dalle, Anne Alvaro, Marceline Loridan Sortie nationale : 5 novembre
Claire Simon dans le catalogue du ministère des Affaires étrangères (diffusion non commerciale à l’étranger uniquement) : Ça brûle (2006) 35 mm et DVD, Mimi (2002) 35 mm, Coûte que coûte (1995) 35 mm, Récréations (1992) vidéo
En savoir plus www.lesbureauxdedieu-lefilm.com www.unifrance.org/film/28858/les-bureaux-de-dieu
| 5 novembre 2008 | |  | |
Pleine lune,
d'Emmanuelle Gorgiard, Bruno Collet, Laurent Gorgiard
Un programme de cinq courts métrages d'animation pour un jeune public à partir de 10 ans, avec des techniques différentes: marionnettes animées pour l'Homme aux bras ballants de Laurent Gorgiard, Le Cid d'Emmanuelle Gorgiard., R.I.P de Bruno Collet, ou volume animé pour Le Jour de gloire, Le Dos au mur de Bruno Collet. Sortie nationale : 5 novembre Les courts-métrage d’animation dans le catalogue du ministère des Affaires étrangères : coffret de DVD Résolument animés et Voyages en courts
En savoir plus http://www.folimage.fr/boutique/index.cfm
| 29 octobre 2008 | |  | |
À côté,
de Stéphane Mercurio / Documentaire
Des femmes qui attendent, qui se font belles, qui se remontent le moral, qui craquent parfois espèrent toujours. Dans la petite maison de l’association Ti-Tomm, accolée au mur de la prison des hommes à Rennes, on attend l’heure du parloir. Les familles arrivent à l’avance, toujours. Quelques secondes de retard, et la porte de la prison restera fermée. On vient une, deux, trois fois par semaine, chaque semaine, pendant des mois voire des années.
En faisant le choix de rester résolument "à côté" de la prison - du côté des familles - le film propose paradoxalement une approche éminemment frontale de ce qu’est la réalité carcérale.
Sortie nationale : 29 octobre
La prison, dans le catalogue du ministère des Affaires étrangères : Dehors de Mathilde Mignon (2005), Nisida, grandir en prison de Lara Lastelli (2006), Peines de Valérie Winkler (1991), La rage et le rêve des condamnés de JP Krieff (2000) ; Si bleu si calme de Eliane de Latour (1996), Un enclos de Sylviane Dampierre (1999).
En savoir plus www.unifrance.org/film/28044/a-cote www.a-cote.eu/
| 29 octobre 2008 | |  | |
Home,
de Ursula Meier
Au milieu d’une campagne désertique s’étend à perte de vue une autoroute inactive, laissée à l’abandon depuis sa construction. Une maison isolée se trouve là, à quelques mètres du bitume, décor insolite pour raconter l'histoire d'une famille vivant à l'écart dans un mode de vie un peu étrange qui va frôler le drame quand on annonce l’ouverture prochaine de l’autoroute à la circulation… Second long-métrage de Ursula Meier après Des épaules solides (2003), la réalisatrice évoque ainsi la genèse du projet : "Home est né en voiture, en regardant les bords d'autoroute : des maisons à quelques mètres seulement des voies, avec des gens dans les jardins, des tables en plastique à quelques mètres des pots d'échappement, et d'autres maisons abandonnées aux fenêtres murées... Des maisons comme des histoires qui défilent à travers les vitres de la voiture…"
Avec : Isabelle Huppert, Olivier Gourmet, Adélaïde Leroux, Madeleine Budd, Kacey Mottet Klein Sortie nationale : 29 octobre
En savoir plus www.unifrance.org/film/28661/home
| 29 octobre 2008 | |  | |
La vie moderne,
de Raymond Depardon
Volet ultime d’un triptyque, La Vie moderne de Raymond Depardon est un magnifique documentaire de cinéma et l’aboutissement d’un travail de longue haleine sur le territoire et la question paysanne en France. Hommage au monde rural dès les premiers mots du cinéaste ("Au commencement, il y a ces routes. Au bout des routes il y a des fermes. Je reviens dans ces fermes"), La Vie moderne fait suite à deux films tournés dans la même région, L’Approche (2001) puis Le Quotidien (2005).
Avec la présentation du film dans la section "Un certain regard", le Festival de Cannes a salué le parcours de Raymond Depardon et de sa compagne, Claudine Nougaret, ingénieur du son et productrice au rôle essentiel.
Sortie nationale : 29 octobre .
Raymond Depardon dans le catalogue du ministère des Affaires étrangères (diffusion non commerciale à l’étranger uniquement): cycle "Raymond Depardon 8 films", copies 35 mm avec sous-titres et catalogue
À signaler : L’exposition "Terre natale: ailleurs commence ici" à la Fondation Cartier (21 novembre) Le livre de photographies de Raymond Depardon, "La Terre des paysans" (à paraître au Seuil) En savoir plus www.unifrance.org/film/27671/la-vie-moderne www.palmeraieetdesert.fr
| 22 octobre 2008 | |  | |
Dernier maquis,
de Rabah Ameur Zaïmeche
Sur les écrans français le 22 octobre, Dernier maquis de Rabah Ameur-Zaimeche aborde un sujet délicat : les liens entre la pratique de l'Islam et le monde du travail. Au fond d'une zone industrielle à l'agonie, Mao, un patron musulman, possède une entreprise de réparation de palettes et un garage de poids-lourds. Il décide d'ouvrir une mosquée et désigne l’imam sans aucune concertation... Après Wesh wesh qu’est-ce qui se passe? et Bled number one, Rabah Ameur-Zaïmeche clôt une passionnante trilogie sur l’immigration.
Avec: Rabah Ameur-Zaïmech, Christian Milia-Darmezin, Abel Jafri, Mamadou Koita
Sortie nationale: 22 octobre 2008
Sélection à la Quinzaine des Réalisateurs – Cannes 2008
Rabah Ameur-Zaïmeche dans le catalogue du ministère des Affaires étrangères (diffusion non commerciale à l’étranger uniquement): Wesh wesh qu’est-ce qui se passe? et Bled number one, 35 mm et DVD
En savoir plus www.unifrance.org/film/28925/dernier-maquis
| 15 octobre 2008 | |  | |
Le crime est notre affaire,
de Pascal Thomas
Signé Pascal Thomas, Le crime est notre affaire, dans les salles mercredi 15 octobre, permet de retrouver le duo pétillant Catherine Frot-André Dussolier de Mon petit doigt m'a dit, dans une nouvelle comédie tirée de l'oeuvre d'Agatha Christie.
Prudence Beresford (Catherine Frot), contrairement à son mari, le colonel Bélisaire Beresford (André Dussolier) s'ennuie dans son château et rêve de nouvelles aventures. Son voeu est exaucé grâce à sa vieille tante belge (Annie Cordy), qui assiste par hasard à l'assassinat d'une femme dans un compartiment de train. Il s’agit de la troisième adaptation par Pascal Thomas d’une œuvre d’Agatha Christie après Mon petit doigt m’a dit et L’heure zéro.
Avec : Catherine Frot, André Dussolier, Melvil Poupeau, Annie Cordy, Claude Rich, Chiara Mastroianni Sortie nationale : 15 octobre 2008
Pascal Thomas dans le catalogue du Ministère des Affaires étrangères (diffusion non commerciale, à l’étranger uniquement) : Mon petit doigt m’a dit (2005) et L’heure zéro (2007) , 35 mm et DVD En savoir plus www.unifrance.org/film/28856/le-crime-est-notre-affaire
| 8 octobre 2008 | |  | |
Khamsa, de Karim Dridi
Placé en famille d’accueil, Marco, onze ans, fugue pour retrouver le camp gitan qui l’a vu naître aux abords de Marseille. Moitié gitan et moitié arabe, Marco, abandonné par les siens et rejeté par les deux communautés, est livré à lui-même et se cherche. De vols en combats de coq , de bagarres en cambriolages, accompagné de Tony le nain, son cousin, de Coyotte son ami d’enfance gitan et de Rachitique, un jeune Arabe d’une cité voisine, Marco ne souhaite qu’une seule chose : trouver sa place dans un monde qui se passe de lui.
Ce film est un véritable coup de poing et coup de cœur, en particulier pour son interprète principal, le jeune Marc Cortès.
Avec: Marc Cortes, Raymond Adam, Simon Abkarian, Tony Fourmann, Mehdi Laribi Sortie nationale: le 8 octobre 2008
Karim Dridi dans le catalogue du Ministère des Affaires étrangères (diffusion non commerciale à l’étranger uniquement): - Bye bye, téléchargeable sur www.mae.universcine.com - Un portrait de Karim DRIDI (collection Faiseurs d’images) de Philippe Freling (1999 13min vidéo) En savoir plus http://www.unifrance.org/film/28810/khamsa www.khamsa-lefilm.com
| 8 octobre 2008 | |  | |
La frontière de l’aube, de Philippe Garrel
Un jeune photographe est hanté par le spectre d’une femme passionnément aimée et qui s’est suicidée… Adapté d’une nouvelle de Théophile Gautier, le film de Philippe Garrel, présenté en sélection officielle au Festival de Cannes, met en scène Louis Garrel et Laura Smet dans un magnifique noir et blanc qui sied parfaitement à la tonalité fantastique de l’histoire.
Avec: Louis Garrel, Laura Smet, Clémentine Poidatz Sortie nationale: 8 octobre 2008
Sélection festival:Cannes 2008 – compétition
Philippe Garrel dans le catalogue du Ministère des Affaires étrangères (diffusion non commerciale à l’étranger uniquement): Les amants réguliers, 2005, 35 mm et DVD Les ministères de l'art, 1988 (documentaire) Philippe Garrel, artiste de Françoise Etchegaray (1998, série "Cinéma, de notre temps" - documentaire) En savoir plus http://www.unifrance.org/film/28659/la-frontiere-de-l-aube
| 1er octobre 2008 | |  | |
Séraphine,
de Martin Provost
Sur les écrans français depuis le 1er octobre, un film de Martin Provost , avec Yolande Moreau, Ulrich Tukur, Anne Bennent.
Une femme de la campagne un peu illuminée, interprétée par Yolande Moreau, est employée comme domestique dans des familles bourgeoises au début du XXe siècle. Elle atteindra une brève notoriété comme peintre primitif.
L’héroïne a existé : Séraphine Louis, née en 1864 dans l’Oise et morte en 1942 dans un hôpital psychiatrique, a peint de nombreuses toiles. À l’occasion de la sortie du film, dix-sept d’entre elles sont exposées à Paris jusqu’au 5 janvier 2009 au Musée Maillol.
Avec: Yolande Moreau, Ulrich Tukur Sortie nationale: 1er octobre 2008
Martin Provost dans le catalogue du Ministère des Affaires étrangères (diffusion non commerciale à l’étranger uniquement): Le ventre de Juliette (2001), téléchargeable sur www.mae.universcine.com En savoir plus www.seraphine-lefilm.com www.unifrance.org/film/28476/seraphine
| 24 septembre 2008 | |  | |
Entre les murs,
de Laurent Cantet
Librement inspiré du roman éponyme de François Bégaudeau (Gallimard), Entre les murs met en scène un jeune professeur de français et des élèves de 4ème dans un collège difficile à Paris. Entre documentaire et fiction, le film restitue avec un naturel saisissant le quotidien d’une classe de français tout en s’interrogeant sur les inégalités sociales en France et sur les moyens d’y remédier. Après avoir remporté la première Palme d’Or française depuis 1987 au dernier Festival de Cannes, promis à une longue carrière internationale, le film a été sélectionné pour représenter la France dans la catégorie du meilleur film étranger aux Oscars et sortira bientôt en Europe, sur le continent américain, mais aussi en Asie, notamment en Corée et en Inde, d’après son producteur Haut et Court. Avec: François Bégaudeau Sortie nationale : 24 septembre 2008 Palme d’Or Cannes 2008
Laurent Cantet dans la catalogue du Ministère des Affaires étrangères (diffusion non commerciale, à l’étranger uniquement): Ressources humaines et Vers le sud, téléchargeables sur www.mae.universcine.com En savoir plus www.entrelesmurs-lefilm.fr/site/ www.unifrance.org/film/28469/entre-les-murs
| 17 septembre 2008 | |  | |
La belle personne,
de Christophe Honoré
Junie, 16 ans, est courtisée par deux garçons, mais se refuse obstinément à vivre le grand amour… Après Dans Paris et Les Chansons d’amour, Christophe Honoré clôt sa trilogie parisienne en transposant avec subtilité La Princesse de Clèves dans une cour de lycée. Le cinéaste conserve le cœur du récit avec un glissement des codes de la cour du roi Henri II à la cour des adolescents, portrait de la jeunesse d’aujourd’hui. Louis Garrel impose son aura de séducteur insouciant, pris au piège des sentiments dans le trio interprété par Grégoire Leprince-Ringuet et Léa Seydoux.
Avec: Louis Garrel, Léa Seydoux, Grégoire Leprince-Ringuet Sortie nationale le 17 septembre 2008 Christophe Honoré dans le catalogue du Ministère des Affaires étrangères (diffusion non commerciale, à l’étranger uniquement): Les chansons d’amour (2007), 17 fois Cécile Cassard (2002) – 35 mm et DVD En savoir plus www.unifrance.org/film/29730/la-belle-personne www.labellepersonne-lefilm.com
| 17 septembre 2008 | |  | |
C’est dur d’être aimé par des cons,
de Daniel Leconte
Pour avoir reproduit les caricatures danoises du prophète Mahomed ayant déclenché la colère des musulmans dans le monde, Philippe Val, le patron de Charlie Hebdo, journal satirique français, est assigné en justice. Procès hors norme filmé en temps réel par Daniel Leconte pour en décrypter les enjeux politiques internationaux, médiatiques et idéologiques. Tous les acteurs sont réunis : avocats, témoins, médias, intellectuels, hommes politiques, conférences de rédaction, manifestations de soutien. Ce film marathon passionnant raconte les deux jours de ce procès qui suscita en France un immense débat. Réflexion sur l'Islam, sur la presse, sur l'état de l'opinion dans la société française, mais aussi tentative de réponse aux défis lancés par l'intégrisme à toutes les démocraties.
Sortie nationale : le 17 septembre 2008
Sélectionné au 61ème Festival de Cannes - hors compétition en « séance spéciale » - et présenté dans de nombreux festivals dans le monde (New York, Rio de Janeiro, Helsinki, Mostra de Sao Paulo)
En savoir plus www.unifrance.org/film/29585/c-est-dur-d-etre-aime-par-des-cons
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